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Développement personnel12 juin 20225 min13138 vues
46 commentaires

Devrions-nous devenir narcissique ?

Rodolphe Bacquet 12 juin 2022

Mon avis sur l’autoparentage

Cher ami,

Une (nouvelle) formule pour devenir plus heureux et en meilleure santé a envahi les magazines féminins et les rayons de livres des gares SNCF.

Cette proposition se nomme « l’autoparentage ».

Elle propose de regagner du bien-être en s’aimant soi-même comme on aimerait une autre personne, voire comme on aimerait son propre enfant.

Pas besoin des autres pour atteindre le bonheur ?

Le chef de file de « l’autoparentage » en France est le psychologue Christophe André.

Selon lui, nous n’aurions pas vraiment besoin des autres pour atteindre la plénitude. Il faudrait surtout apprendre à « entrer en amitié avec nous-mêmes ».

Il précise : « Il faudrait que cet amour envers nous-mêmes soit de la même nature que celui des parents envers leurs enfants : sans condition et infiniment bienveillant »[1].

Dans son livre Imparfaits, libres et heureux, il propose un certain nombre de thérapies pour réaliser, chacun, notre autoparentage.

Qu’affirme Christophe André ?

  • Que notre bonheur ne dépend plus de la politique, c’est-à-dire des idéologies qui nous protégeaient jadis (le conservatisme et ses valeurs à droite, l’utopie socialo-communiste à gauche) ;
  • Qu’il ne dépend plus de la religion : en 1950, il y avait 95% de Français baptisés, ils ne sont plus que 30% aujourd’hui, le nombre de prêtres ayant été divisé par 8 ;
  • Qu’il ne dépend plus du couple et de la famille, institutions déstructurées et éclatées, parfois même devenus territoires hostiles ;
  • Qu’il ne dépend plus même des « autres », connaissances ou amis, trop décevants pour pouvoir nous apporter le réconfort qu’on attend.

Bref, devenons les amants de nous-même, en pratiquant l’estime de soi … et tout ira mieux.

Narcisse, un modèle… pas si sûr

J’ai découvert que ce mouvement de la psychologie actuelle a sa revue, le « Magazine de la pensée positive », où on peut lire notamment les thèses de Fabrice Midal.

Midal, auteur de best-sellers, n’y va pas par quatre chemins. Il nous invite à « devenir enfin vraiment narcissiques »[2].

Il cite le comportement de Narcisse comme « une force positive nécessaire ».

J’ai la chance d’avoir gardé des manuels de latin et de grec de ma scolarité secondaire et je suis allé y jeter un coup d’œil.

Eh bien… Narcisse n’est pas ce doux rêveur plus heureux que les autres.

C’est même le contraire.

Il est magnifiquement beau, mais dur envers les autres, et malheureux.

C’est pourquoi peu de gens l’aiment. Quand la nymphe Echo lui avoue son amour, il la renvoie avec brutalité. Elle en mourra de chagrin.

Quand finalement Narcisse tombe amoureux de son reflet, il voit son malheur augmenter : il devient incapable de faire autre chose que de penser à son amour (pour lui-même) et se laisse peu à peu mourir.

Devenir un type infréquentable

Fabrice Midal fait donc un contresens : le mythe de Narcisse devrait au contraire nous enseigner à ne pas faire trop d’autoparentage, cet amour résolu de soi.

Tout simplement parce que nous pouvons nous y perdre.

A titre personnel je vous avoue deux choses.

D’abord j’aime mes trois enfants plus que tout au monde.

Et… mon amour pour eux est si grand que si je devais pratiquer la même sorte d’amour pour moi-même… je deviendrais 1) un type infréquentable, 2) un tyran pour mon entourage direct (j’imagine que le culte de la personnalité a ses agréments, mais quand même…).

Et puis la perspective de me désintéresser des autres, et donc AUSSI des grands combats et des causes de notre monde, afin de me recentrer sur moi-même – condition du bonheur retrouvé selon André et Midal – ne me fait pas du tout envie.

Ce mot d’ordre d’auto-parentage me paraît donc triste et sans issue.

Une autre voie vers l’auto-estime

Je comprends que certains aient besoin de regagner l’estime d’eux-mêmes, bien sûr. Mais je leur conseillerais, dans ce but, d’aller s’inscrire à des clubs d’activités ou à du bénévolat, de se mettre à l’épreuve de la rencontre de l’autre en tous cas.

Cela demande un peu de courage, c’est vrai. Et une énergie que nous n’avons pas toujours. Mais selon moi ce sont bien les autres qui vous (re)donnent de l’estime de vous.

C’est d’ailleurs la conviction d’un psychologue de mes amis, André Roberti, dont j’estime beaucoup le travail. Il n’encourage pas du tout cet autoparentage narcissique. Ses conseils sont très pratiques et de bon sens, vous pouvez les découvrir dans son programme « Hypersensible et Hyperheureux ».

Et vous ? Que pensez-vous de cet appel au recentrage vers l’amour de soi ? Voyez-vous l’autoparentage comme une voie vers le bonheur ? Je lirai avec intérêt vos commentaires si vous me les déposez ici.

Merci et portez-vous bien, 

Rodolphe Bacquet

[1] André C (2009). Imparfaits, libres et heureux. Odile Jacob : Paris, France.

[2] Supertino G (04.05.2018). « Sauvez votre peau, devenez narcissique » : ce qu’il faut retenir du dernier livre de Fabrice Midal. Europe 1. https://www.europe1.fr/developpement-personnel/sauvez-votre-peau-devenez-narcissique-ce-quil-faut-retenir-du-dernier-livre-de-fabrice-midal-3643466

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46 commentaires

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  1. Cecile
    Bonjour, Merci pour toutes ces informations. Je suis très heureuse de vous lire . Pourriez vous revenir sur les dépendances et comment essayer d'en 'guérir ' . Je souffre de mon addiction au tabac et j'ai souvent essayé d'arrêter. J'aimerais avoir de l'aide. Très belle journée ? Cecile
  2. Pascale
    Bonjour Je ne suis pas d'accord avec l'interprétation un peu caricaturale des propos de Christophe André. Ce que j'en comprend et que je m'efforce de mettre en pratique est une réconciliation avec soi qui évite les projections sur les autres et favorise au contraire une plus grande indulgence et bienveillance. Il est plus compliqué d'aider les autres sans avoir fait un travail préalable sur soi car on transfert son besoin de compensation, reconnaissance, sur l'aide apportée, et on sait bien que le bénévolat et les métiers d'aide (développement personnel entre autres) sont aussi un terreau fertile pour des égos blessés en mal de réparation, ou des aspirations au pouvoir. Je crois que c'est le chemin de toute une vie de guérir nos souffrances, s'alléger de croyances toxiques, et cela permet des relations plus authentiques et généreuses avec notre entourage. Nous sommes bien entendu des êtres sociaux et c'est une source de grande joie quand nos intreractions sont apaisées et plus fructueuses. C'est mon point de vue bien entendu, fruit de ma petite expérience !
  3. Cécile
    Bonjour, S'aimer est important, en effet, mais pour une autre finalité qui semble bien oubliée dans les temps actuels. Les chrétiens qui prient disent à Dieu : "j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de Vous, Seigneur". Si l'homme se remettait à sa juste place, et s'en remettait à l'amour du Bon Dieu qui est infini, probablement que beaucoup de souffrances morales et psychologiques disparaitraient. Beaucoup... Je vous invite à méditer sur ce sujet. Bien cordialement.
  4. Florence Nawratil
    Bravo, tout à fait d'accord avec vous ! Ajoutons ceci : la quasi totalité des psys de toutes écoles et diplômes ( surtout CG Jung) ainsi que les mouvement du développement personnel et du new age, les uns comme les autres inspirés par la gnose( dont on retrouve les idées chez les charismatiques dans un jargon et un emballage chrétiens) , fonctionne avec cette idée fausse que l'origine de toutes nos souffrances seraient en nous ( le mal objectif aurait-il cessé d'exister? Nous n'aurions plus besoin de justice ni de police ?Seulement de stages d'autodéfense et d'amour de soi...) et que nous souffririons de ne pas nous aimer assez. Leurs diverses thérapies, sous la bonne intention d'aider à moins souffrir, met en place les conditions sociétales les plus propices à l'augmentation de nos souffrances. Ils reconduisent la même problématique que celle du mal qu'ils prétendent guérir. Pourquoi souffrons-nous? La plupart du temps parce que les autres nous ont trahis, licenciés, harcelés, utilisés puis laissés tomber...le plus urgent serait de revenir à une morale ( pas une "éthique") commune à tout le monde, celle que l'on enseignait à l'école d'autrefois quand l'école n'était pas encore en croisade contre la famille et ses valeurs. L'éducation , littéralement "mener à l'extérieur" nous force à nous décentrer de nous-mêmes, à accéder à l'objectivité, à la réalité, à la vie sociale et responsable de l'adulte. Devenir adulte c'est prendre conscience qu'il n'y a pas que nous au monde, c'est précisément le parcours INVERSE de celui de Narcisse. Or si les psys nous disent de devenir Narcisse pour cesser de souffrir par les autres, ce qui arrive le plus souvent il y aura de plus en plus de situations dans nos vies où, confrontés à l'égoisme des Narcisses ( ou d'apprentis Narcisses, via la pléthore de thérapies et stages "développement personnel) nous serons de plus en plus des nymphes Echos, avec les mêmes chagrins, les mêmes désirs de mourir ( taux alarmants de suicide en Occident, Français premiers consommateurs d'antidépresseurs...). C'est NORMAL de souffrir si les autres sont déloyaux, cruels ou égoistes ! Car l'homme est vulnérable de par sa nature. L'homme, disait déjà le cher Aristote, est un ANIMAL POLITIQUE( cad social), autrement dit il a BESOIN DES AUTRES pour être un homme. Sa grandeur n'est pas de se passer d'autrui dans une illusion d'autonomie délirante mais de se dévouer à la communauté humaine, que l'on puisse compter sur lui, qu'il assume son rôle de parent, d'ami, d'enseignant, de médecin, de citoyen. Qu'on arrête enfin avec le mythe de l'homme auto construit et qu'on lise ou relise "Une folle solitude", l'excellent essai d'Oliver Rey sur ce mensonge moderne de l'autonomie humaine. Florence Nawratil
  5. Béatrice
    Bonjour, cet autoparentage me paraît bien dangereux. Pour ma part, j'ESSAYE de me laisser Aimer et guérir par l'Amour de Dieu, afin d'aller vers la meilleure "version" de moi. Et même si Dieu, via la Bible, me dit qu'Il m'a créée à son image, wouah, je veux bien l'entendre, je pense être en route... Par contre, Dieu seul connaît le chemin déjà parcouru et je vous rejoins en disant qu'il vaut mieux que je n'en sois pas consciente car gare à l'orgueil... Il ne me paraît pas possible en tant qu'être humain de ne pas tomber dans le n'importe quoi en pratiquant le culte de soi.
  6. Frédérique
    Merci Rodolphe de ton esprit critique, ces auteurs ont certes des transmissions intéressantes mais sur ce sujet, c’est comme l’autoguérison, elle passe par une rencontre qui la favorise. De plus aucun parent est un modèle et c’est bien parce qu’on s’est frotté à de l’autre que soi que l’on peut évoluer.
  7. Christophe
    Bonjour, Après lecture de votre article sur le narcissisme et l’autoparentage, il me semble que vous passez à côté du sens du mot « narcissisme ». Le narcissisme implique que je ne peux pas arrêter de me voir dans l’autre, que si l’autre ne m’aime pas il est banni avec véhémence de ma vie, le narcissique n’ayant jamais tort. Or Christophe André parle de quelque chose de tout à fait différent. Apprendre à se donner de l’amour à soi-même, c’est réaliser que j’ai également de l’importance, au même titre que l’autre. Il ne s’agit donc pas d’une extrême comme le sacrifice de soi pour l’autre ou de l’autre extrême où la seule personne importante dans la vie est moi-même, mais bien d’entretenir désormais l’idée que j’ai autant d’importance que l’autre. Je vous conseille de lire « relation d’aide et amour de soi » de Colette Portelance qui éclaire ce qu’est apprendre à s’aimer, on est loin de la peur de devenir narcissique. Bien cordialement, Christophe Vienne
  8. constance
    Je partage totalement votre avis.Inutile de se regarder le nombril pour se faire du bien. La relation aux autres est bien plus stimulante et enrichissante. En revanche il n’est pas inutile d’être en bonne relation avec soi-même pour ne pas craindre exagérément la solitude.
  9. Régine
    Je comprends votre scepticisme par rapport à l'auto-parentage pour un amour de soi poussé à l'extrême. Pour moi, il est nécessaire, je dirais même indispensable, avant de pouvoir s'occuper des autres. Faire dépendre son bonheur des autres est dangereux, cela nous enlève notre liberté et notre responsabilité. Le tout est une question d'équilibre... Jésus dit "Aime ton prochain comme toi-même*, donc Narcisse se limitait à l'amour de son image, il n'aimait que lui, ce qui l'a rendu malheureux. Quand on n'a pas reçu l'amour de ses parents, l'auto-parentage me semble une étape indispensable pour réparer les dégâts au niveau de l'estime de soi. Être bienveillant envers soi-même nous permet d'être bienveillant envers les autres, tout en leur laissant la liberté et la responsabilité de leur vie, ce qui pour moi est le fondement du respect de soi-même, et des autres...
  10. Apolline
    Merci pour ce point de vue, c'est très intéressant ? Cette question d'autoparentage ne nous amènerait-elle pas au final à se poser la question sur ce qui nous rend réellement heureux? Avons-nous besoin des autres pour être heureux? Peut-on être heureux sans s'aimer soi-même? Peut-on aimer les autres sans s'apprécier au préalable? Je pense personnellement qu'il est utopique de penser aimer les autres avant de s'aimer soi-même. Que l'étendue de la connaissance d'autrui, et de l'amour que l'on peut lui porter, est entièrement corrélée à l'étendue de la connaissance de soi, et à l'amour que l'on se porte. On ne peut pas vivre sans les autres (du moins sur le long terme). Cela dit, arriver à être heureux sans eux, se retrouver seul face à soi-même et s'en trouver bien, sans avoir besoin de qui que ce soit pour s'apprécier, s'aimer, ne serait-ce pas là une des clés du bonheur? À ne pas s'y tromper, être réellement aimé par quelqu'un est un des plus beau miracles de la vie. Mais n'y aurait-il pas en fin de compte un équilibre à trouver entre des moments pour se retrouver seul et que cela soit suffisant à notre bonheur, et des moments à passer avec les autres et à apprécier leur présence? Les autres sont, selon moi, un vrai cadeau du ciel, une vraie opportunité de s'améliorer. Ils nous permettent de voir en nous. On dit qu'ils sont le miroir de nous-même. Je pense qu'au fond, lorsque l'on n'aime pas quelque chose chez autrui et que cela nous dérange, ce peut être un vrai message de notre être nous invitant à regarder une part de nous même que nous n'acceptons pas. Le bonheur en fin de compte ne serait-ce pas arriver à s'accepter à 100%? Accepter les parties que l'on aime chez soi tout comme les parties sombres que l'on refuse de voir? Être heureux ne se résumerait-il pas par arriver à être totalement soi, sans dépendre des autres, ni avoir `besoin` d'eux, pour vivre, pour être heureux, pour être tout simplement, et s'en trouver bien? Cela ne veut pas dire vivre en autarcie totale, sans personne autour de soi attention, mais simplement arriver à être heureux même en étant seul, à apprécier la présence de l'autre, non pas pour ce qu'elle nous apporte, mais aimer la personne pour qui elle est tout simplement. Car ainsi peut-être pourrons-nous  nous aimer nous aussi tout simplement pour qui nous sommes? Sans chercher à se prouver quoique soit, sans chercher sa propre estime de soi dans l'amour que nous porte les autres, sans chercher à "faire" plutôt qu'à "être". Juste être soi à 100% et s'en trouver bien. Au final, notre bonheur ne dépendrait-il donc pas de l'amour que l'on se porte? En effet, comment être heureux si l'on ne s'aime pas? Mais l'amour de soi passe par l'acceptation de soi. Et comment s'accepter entièrement sans se connaître au préalable? Il est cependant difficile de se connaître profondément, les parties les plus lumineuses et les parties les plus sombres lorsque l'on est seul, sans personne autour de soi. Tout seul on va plus vite, mais ensemble on va tellement plus loin... Les autres nous font vivre tellement de situations, d'émotions, d'aventures, d'apprentissages, que l'on ne pourrait vivre en étant tout seul. Certaines personnes nous font sortir de nos gonds, d'autres nous poussent au dépassement de soi au delà de ce que l'on aurait pu imagniner, certaines nous invitent également à des remises en question, d'autres encore nous apprennent la vraie puissance du pardon. Enfin, quelques personnes nous font vivre et éprouver un amour si puissant qu'il déplacerait des montagnes, et génère en nous une joie immense qui serait très difficile d'éprouver en étant seul. C'est fou le panel d'émotions, de couleurs, d'apprentissages que l'on peut vivre lorsque les autres sont autour de nous. D'où mon point de vue sur l'autoparentage que je résumerai très brièvement par: non s'aimer profondément n'est pas être narcissique ou malsain. Et même si ne pas avoir besoin des autres pour vivre et être heureux est essentiel, il serait utopique de s'imaginer vivre sans eux et aussi tellement moins beau. On se priverait d'une belle vie et l'on se couperait de l'Amour. Belle journée à tous ✨? PS: si vous êtes arrivés à lire jusqu'ici vous avez mon plus grand respect ???
  11. Hélène
    J'ai lu avec intérêt votre article sur " l auto parentage " .Je ne connaissais pas cette expression. Il existe , à mon sens " La voie du milieu " : s'entraîner à s'aimer soi même , car nous sommes responsables de notre vie , si précieuse , en même temps que s'entraîner à vivre en harmonie et bienveillance avec les autres . Les deux faces d'une seule action : la Compassion . Être " égocentré " et non égocentrique , pour apporter une solide contribution aux autres , pour développer notre Humanisme . Je m'exprime aussi en tant que pratiquante du bouddhisme de Nichiren Daishonin, qui enseigne " La pratique pour soi Et pour les autres " ,l'une indispensable à l'autre . Voir l'excellent et unique site en France sur ce sujet " Soka Bouddhisme " . Mon expérience : Le dévouement basé sur une névrose individuelle conduit à une impasse , et le narcissisme version égoïste à une autre ...
  12. armelle
    Bonsoir, Pas si simple de répondre à cette réflexion de l'autoparentalité. J'utilise souvent cette pensée de devenir nos propres parents ; Être un bon père pour soi et une bonne mère, ou du moins garder de nos parents le meilleur, en ameliorant ce qui n'a pas pu se donner. Mais cela n'envisage pas de ne pas exister sans les autres. N'est-ce pas grâce à ces relations que nous pouvons nous positionner et apprendre encore et encore ? Qui sommes-nous sans l'objet de l'autre ? Belle soirée
  13. Catherine
    Bonjour Rodolphe et toute l'équipe. Retrouver l'amour de soi n'est pas forcément devenir narcissiques et pédants. Ceci est une caricature. L'amour de soi à mon sens c'est retrouver la confiance en soi si elle a été perdue et prendre soin de soi tout en aimant les autres et en prenant soin d'eux. Je pense que l'amour de soi est juste prendre conscience de qui on est véritablement, objectivement, en acceptant nos parts obscurs et en les travaillant et en prenant conscience de notre part lumineuse et nos diverses capacités et facultés tout en restant humbles et ouvert à tous. Tel est mon point de vue. Nous avons tous des parts obscures et des parts lumineuses en nous. Si nous acceptons ces parts sans nous culpabiliser mais en oeuvrant pour les transmuter et en les intégrant dans notre coeur alors l'ombre en nous se transforme et disparait peu à peu. Quant à la lumière, l'accepter dans son coeur avec joie, gratitude et humilité (en laissant de côté le mental-égo). Voilà ce qui me parle plus dans le concept d'amour de soi.
  14. Thérèse
    Se confronter à l'autre est peut-être parfois difficile d'autant qu'aujourd'hui justement la société, il me semble, souffre "d'autoparentage" et c'est cela même qui la conduira face à un mur ou à un précipice si elle ne change pas de modèle. Il faut bien sûr prendre soin de soi! Néanmoins, ce ne doit pas être une justification pour se couper de tout ce qui a formé le socle de notre société depuis des millénaires. La rencontre avec l'autre, notre capacité à le comprendre, même si cela demande des efforts, est une source d'enrichissement. J'ajoute que devant tous les défis qui nous attendent, sociétaux, écologiques, climatique etc... Il nous faudra nous battre pour les autres et nous-mêmes. Ainsi, prôner "l'autoparentage" me semble, également, hors d'actualité, d'un autre temps...
  15. Debra
    J'ai eu l'occasion de méditer le mythe de Narcisse il y a quelques années en le lisant dans la belle version d'Ovide dans "Les Métamorphoses", en traduction anglaise (ma langue maternelle). Au départ Narcisse est un très beau jeune homme qui fait palpiter beaucoup de coeurs chez la gente féminine (et masculine aussi, probablement, ne serait-ce que par amitié...), mais il se désintéresse à l'amour d'une femme. Il préfère courir les bois, comme cela arrive souvent chez les Grecs. (C'est un garçon... "manqué" au masculin ?) Et c'est une femme dépitée qui prie Aphrodite/Vénus de faire chavirer son coeur pour le pire. Elle le maudit. Et Narcisse, à la chasse un jour, dans les bois, tombe sur un étang où il voit un magnifique... étranger qui le regarde depuis l'eau, et tombe amoureux de son image, qu'il ne reconnait pas comme son propre image. Et à force de regarder son propre image, il décline progressivement, ne s'intéressant à rien d'autre que cette.. IMAGE QU'IL NE PEUT PAS TOUCHER, cette image VIRTUELLE qu'il aimerait embrasser, mais qui se révèle intouchable. C'est un beau parabole pour notre civilisation en ce moment où il y a tant d'intouchable, et si peu de... contact, si je puis dire. Jamais la photo, l'ordinatueur n'ont si bien fait.. miroiter les mirages de l'intouchable image. Dans la danse de l'amour/éros, s'il continue à exister, et si on ne le fait pas sombrer sous le... caritas, il y a des gens qui aiment des gens qui ne les aiment pas, et ainsi de suite. La ronde. De toute façon, l'amour... est un scandale. Il est tout sauf égalitaire, raisonnable et juste. C'est pour cela que nous le tolérons si peu, tout en le prêchant ad nauseum. Même les parents ne sont pas à l'abri de la ronde, de mon point de vue. J'entends également ad nauseum des poncifs sur l'amour maternel, et l'amour parental, mais je ne les crois pas. J'ai été.. enfant et je suis parent. Je ne crois pas ces poncifs.
  16. doris
    je suis tout à fait d'accord avec vous, Rodophe, autoperentage n'est pas la l'autoparentage n'est pas la solution et nous rendra certainement pas plus heureux ( merci de faire référence à Narcisse, un exemple parlant) car nous avons besoin les uns des autres et l'être n'est fait pour vivre et s'autosuffire à lui-même je profite pour vous remercier de tous vos articles intéressants que je lis avec plaisir et intérêt
  17. Françoise
    Bonjour, Merci de vos articles toujours intéressants. L'auto parentage narcissique ou "amour de soi" me semble être une déviation de cette approche spirituelle millénaire qui parle de" l'Amour de Soi" ou du Soi et les majuscules , çà change tout. C'est au contraire un effacement du petit soi.
  18. DOMINIQUE
    Cet auto-parentage m'a l'air d'une belle escroquerie (enrobée de guimauve à la moraline) qui combine à merveille les délires actuels de notre Monde post-moderne, qui ont noms : individualisme, consumérisme effréné, amis virtuels, confinement, gestes barrières, isolement social, etc... La réalité est qu'il faut aller au bistrot et taper le carton avec les habitués et dépêchons-nous : ce sera bientôt interdit
  19. Erik
    Bonjour Rodolphe, Par rapport à l'article : devrions nous devenir narcissique ? De mon point vue l'autoparentage et l'auto-estime ne sont pas à diviser . Ils sont à inclure ! Ils vont de paire . Ils co-habitent. Etre et avoir cohabitent en nous . ( l'égo n'est que dans l'avoir ) Pour moi ils représentent la croix du Christ ! Dans sa verticalité on parle de l'autoparentage , retrouver son axe ,son équilibre dans l'être , sa vrai nature , vivre son Etre sa Présence et son Mystère. Comme un bébé qui ne sait pas encore comment il s'appelle ( son cerveau n'est pas encore assez structurer )mais on ressent bien sa présence ( Etre ). Dans cet état on n'a pas besoin des autres pour être . C'est notre nature profonde :paisible et aimante . Un bébé acceuille tout le monde ! Que se soit le pâpe ou un meurtrier , il ne fait aucune différence . Il est dans l'amour inconditionnel ; son mental n'est pas encore à l'oeuvre pour juger, critiquer, rationaliser, peser le pour ou le contre , ... Comment pouvons nous dormir tranquillement si nous ne sommes pas paisible de nature ! Notre mental , nos émotions sont tellement à l'oeuvre en permanence qu'ils créent les tempêtes . Quand on regarde le soleil couchant tranquillement notre mental et nos émotions s'apaisent et nous retrouvons notre vrai nature : paisible et aimante ! (Voilà ce que je pense de l'auto-parentage ) Dans sa horizontalité on retrouve le lien avec les autres . Avoir une bonne estime de soi améliore la qualité du lien . Pour avoir une bonne estime de soi il est indispensable de structurer un équilibre au niveau de son mental ( compréhension et réflexion de l' égo, de sa personnalité , de ses émotions, ... ) . Avoir vider son sac émotionnel afin de se sentir plus léger et structurer un équilibre au niveau de son mental ne peut que se faire par interaction avec les autres ! Là on a besoin des autres car sans les autres pas d' évolution possible , en tout cas dans le domaine du lien ou de la relation . C'est aussi à travers les autres qu'on se développe une personnalité ! C'est cela vivre notre humanité et nous ne pouvons pas y échapper . Mais l'identification à notre personnalité ( mental et émotions ) est aussi la cause de nos souffrances . Je n'approfondirai pas ce domaine là car ce n'est pas le sujet du moment . Dans le symbolique de la croix du Christ la partie verticale est plus longue que la partie horizontale . La partie verticale a plus d'importance et plus de poids que la partie horizontale . L' Etre doit l'emporter sur l'avoir pour atteindre un équilibre optimal . Le chemin pour chaque être humain consisterait à devenir plus humble pour guérir sa horizontalité et de maitriser son mental et de vider son sac émotionnel pour retrouver sa présence , son être sa vrai nature . Au croisement de la verticalité et de l' horizontalité nous retrouvons l'unité . Comme le corps d'un être humain peut aussi représenté une croix . L'unité se trouve au niveau du coeur et quand le coeur est activé la joie de vivre s'exprime . Selon moi entretenir l'équilibre et tendre vers cette unité est de développer à mettre l'avoir au service de son Être . Mettre l'horizontalité au service de sa verticalité . Mettre plus de lien pour mieux servir le Mystère ( la Terre est un mystère ). Mettre son égo ou son mental au service de sa nature profonde (paisible et aimante ) . C'est donc chercher à rester serain en soi dans n'importe quel situation avec ou sans les autres . Autrement dis c'est de rester vigilant par rapport à sa propre respiration afin de pouvoir maintenir une respiration tranquille( Etre= la paix= respirer tranquillement ) dans n'importe quelle situation . Cela aurait comme avantage de pouvoir mieux acceuillir nos émotions et ceux des autres et de maintenir une certaine distance par rapport à notre façon de penser et à ceux des autres . Et si nous ne nous laissons pas emporter par notre mental (nos pensées) et nos émotions ( ceux-ci ne sont pas maitrisable mais transformable jusqu'à un sentiment ) et que nous maîtrisons le flux de nos pensées , voir l'arrêter on aura plus d'efficacité à vivre en paix avec soi et avec les autres . Toujours est il que pour mieux vivre avec les autres il est indispensable de se confronter pour mieux se connaître . Ce qui explique que la verticalité est plus important que l'horizontalité car sans la verticalité l'horizontalité ne pourrait exister . Sans le Souffle ( le Mystère ) le corps ne pourra exister . Sans le Souffle pas de lien ! Sans la présence , pas d'échange , pas de lien ! Prendre conscience que nous sommes toujours narcissique ou égoïste est pour moi une évidence . Tout ce que nous faisons est toujours un acte égoïste . Par contre devenir un égoïste parfait en se mettant au service de sa verticalité, du Mystère, de son être ( parce que comme un grand égoïste j'ai décidé de faire cela car j'ai pris Conscience qu'être au service de l'Être me rend plus heureux qu'être au service de ma petite personne . Et puisque mon "être " est le même" être" de l'autre je peux considérer l'autre comme mon frère ou ma soeur . Je me mettrai jamais au service de la personnalité de l'autre mais au service de l'être de l'autre . La nuance est primordiale ! En espérant d'être assez clair car écrire n'est pas mon point fort . En vous souhaitant encore une belle et douce journée !
  20. isabelle
    bonsoir, je ne pense pas que C. André dise qu'il faut se couper des autres, au contraire il appelle à la tolérance et à la bienveillance envers soi même qui amène à la compréhension et à la bienveillance envers autrui. Se tolérer "imparfait" rend libre car il rend tolérant envers les autres et libre de ces choix, et permet de les assumer mieux.
  21. Tane. C
    Ia ora na Rodolphe Merci, c'est toujours avec un grand intérêt que je lie tes commentaires et aujourd'hui il nous faut insister sur le fait de rester sur la ligne d'équilibre, c'est a dire <> Aimer et c'Aimer. Mauruuru maitai. C.T
  22. Rose Marlène
    Je ne pense pas que Christophe André soit centré sur lui-même, au point de ne pas aimer sa famille ; à mon avis, c'est même le contraire. Je comprends sa pensée comme une invitation à épanouir la vie intérieure. L'extérieur froisse souvent par la négativité et la superficialité qui s'y déploient. Méditer rend plus profond et bienveillant envers les autres. Personnellement, j'ai très peu de véritables amis sur qui je peux compter. Aimer tout le monde, c'est n'aimer personne, me semble-t-il. Les psychiatres connaissent bien la capacité de destruction inhérente à l'homme et les lieux où elle s'exerce. Le narcissisme compris comme retour à son centre, l'essentiel, le divin pour certains, me paraît alors la meilleure des protections, sans être de l'égoïsme.
  23. Dominique
    Tout à fait d'accord avec cet article. Nous avons besoin des autres pour exister, même si l'auto estime reste une donnée indispensable, cependant il ne faut pas tout confondre, tout mélanger ! En tous cas, je crois que tous les prétextes sont bons pour se faire remarquer (des autres) écrire un bouquin et remplir sa tirelire ...
  24. Marie-José
    Bonjour Je crois que nous avons besoin de nous aimer pour pouvoir aimer les autres, je penses que tout est question d’équilibre dans la vie, et c’est à chacun de le trouver en nous ,depuis de nombreuses années j’ai tellement lu d’ouvrages sur tous ces sujets que j’ai appris à me faire ma propre opinion et j’encourage les lecteurs à faire de même.
  25. vincent
    Je vous remercie Rodolphe, Votre article m'apparait essentiel. Si nous pouvions effectivement éviter d'égarer un peu plus les personnes en quête de sens. Tout travail que je pratique sur les blessures émotionnelles nous renvoie à une rupture ou à une difficulté dans la relation , et tout le travail de reconstruction se fait autour de l'intégration de l'autre à ma réalité , à le faire exister quand une part souvent inconsciente le refuse . Toute la souffrance humaine que j'ai pu observer gravite autour de cette difficulté et sa solution dans la place juste, retrouvée dans le collectif . Famille , groupe social , pays , humanité. Donc ; merci
  26. Frédérique
    Bonjour, En ce qui "l'autoparentage", encore une énième idée néo-libérale qui tente à nous faire croire que l'égoïsme érigée en norme est bon pour nous et la société dans laquelle nous vivons. Cette idée rejoint celle de "l'homme augmentée". Les néo-libéraux veulent nous faire consommer encore et toujours plus et oublient que l'Humain est un animal social... C'est par le partage et l'échange des biens "communs" que nous sortirons de ce que nous vivons actuellement et qui malheureusement ressemble à une dystopie. Si nous n'y prenons garde, nous pourrions tomber encore plus bas en nous projetant comme un cumul d'intérêts particuliers. Amitiés Frédérique
    1. Germaine
      Je ne saurai dire mieux. Néolibéralisme pur et décadent... Ce sont les gens connectés humainement qui survivront. Les connecté.e.s GAFA crèveront. À nous adultes de choisir notre camp
  27. Christophe
    Bonjour, Je crois que votre article est confus et incomplet. En effet l’auto parentage dont vous parlez s’appelle de l’auto compassion dirigée non pas par Christophe Andre que je connais bien mais par Cris Germer et Kristin Neff qui diffusent et instruisent le programme MSC depuis plus de 15 ans dans plein de pays et seulement depuis quelques années en France. Il ne s’agit pas de développer son narcissisme ou son auto estime de soi qui favorise la comparaison, la fierté et donc la séparation, mais l’appréciation de soi et celle des autres en reconnaissant ses qualités et ses fragilités. Et il s’agit simplement de s’accorder autant d’amour à soi-même que l’on l’on le ferait avec un de ses proches et non pas de se séparer des autres. Il y a aujourd’hui plus de 4000 études scientifiques validées entre autre en neurosciences par IRM fonctionnelle qui attestent des bienfaits de ces pratiques extrêmement bénéfiques sur la santé et le bien-être. Il ne s’agit pas de psychologie positive non plus, on apprend à contacter l’inconfort et à le vivre. Si vous voulez trouver des praticiens certifiés il suffit d’aller sur le site de l’ADM. qui ont fait ses formations dont Christophe André fait parti. D’ailleurs il y a en ce moment sur ce site une très belle interview du docteur en psychologie Chris Germer par Frédéric Lopez également instructeur de ce programme MSC datant de la semaine dernière. Je vous invite fortement à consulter notre site constitué essentiellement de praticiens de santé. Bien à vous , Christophe Detourbet 9 Terrasse des chasses royales 78100 St Germain en Laye Kinésithérapeute du sport Ostéopathe D.O. Major de clinicat Formateur en ondes de chocs radiales et focales sous échographie Lasers Yag et à diodes de haute puissance Formateur échographiste MSK-MK Membre de la Société d’imagerie musculo-squelettique (SIMS) DU Nutrition et Physionutrition de l’université de pharmacie de Grenoble Instructeur MBCT/MBSR/MSC DU de médecine, méditation et neurosciences de l'université de médecine de Strasbourg. Membre actif de l’ADM. Préparateur mental de sportifs de haut niveau par la méditation de pleine conscience. Tél :01.30.61.08.78. / 06.63.22.82.65. E-mail: MBSR@meditation-detourbet.com Site: www.meditation-pleine-conscience.info
  28. YVAN
    Bonjour, je viens de lire votre article avec attention. Je suis une personne hypersensible et qui souffre de phobie sociale . Je connais Christophe André et Fabrice Midal que m'ont été recommandés par mon psychiatre . Christophe André n'est pas psychologue mais psychiatre, ce qui n'est pas la même chose et Fabrice Midal est un philosophe, enseignant qui a créé par ailleurs , une école de méditation. Ils préconisent tous les deux la méditation afin de se recentrer sur soit, l'instant présent , etc. , pour mieux se connaître pour s'ouvrir aux autres. Au départ, ce replis préconiser sur soi peut sembler narcissique mais doit permettre au contraire d'aller vers les autres. J'ai lu des livres de Christophe André et de Fabrice Midal , je suis en train de lire son dernier livre sur l'hypersensibilité. Leur concept, en résumé, est de s'aimer soit même afin de pour pouvoir s'ouvrir avec bienveillance et aimer les autres. Il ne faut pas oublier que nous vivons dans un monde très instable et violent, ce qui rend le relationnel très difficile. Je suis un sujet particulier, ou selon, différent. A force de vouloir allé vers les autres, je me suis perdu et aujourd'hui à cause de relations trop toxiques au travail j'ai dû m'arrêter (épuisement physique et psychologique, CLD). Depuis, que je suis seul et que j'ai accepté d'être ce que je suis, tout va mieux. J'ai toujours eu ces problèmes de relations avec les autres , trop de changements de comportements , d'instabilité et de violence. La lecture de ces ouvrages et la pratique de la méditation m'a permis seulement aujourd'hui de vivre mieux ma différence, de faire un cheminement nécessaire pour comprendre pourquoi j'étais ainsi et vivre non pas comme les autres dans la conformité générale, mais vivre selon mon orientation , pour vivre mieux, me sentir bien et heureux. Au risque de choquer, je n'ai pas besoin de relations sociales pour vivre ou très peu. Il y a quelques année je me suis licencié dans un club de cyclisme, j'y suis toujours car il y a beaucoup de respect et de bienveillance en vers moi, et c'est réciproque . Je suis très apprécié pour ma gentillesse et mon empathie. Je ne suis donc ma devenu avec le temps et en vivant seul dans ma vie privée depuis toujours un homme sans nuance et narcissique. Je choisis simplement ce qui est ou non toxique pour moi afin d'être en équilibre et vivre surtout sans être angoissé. Je pense que le problème majeur de notre société est le rejet de la différence qui favorise le repli sur soi. Je suis un cas à part mais pourtant , j'ai la faiblesse de penser qu'il existe beaucoup de personnes qui se reconnaîtront dans mon portrait. J'ai 59 ans pendant das années j'ai voulu rentrer dans un modèle social qui n'est pas le mien et qui petit à petit vous broie . Je ne sais pas si je suis narcissique, sûrement , comme beaucoup de personnes mais qui s'ignorent. Toutefois, je sais que m'a façon d'être , c'est à dire replié sur moi même ne m'a pas rendu agressif , au contraire , apaisé et empathique et bienveillance en vers les autres.
  29. Anne
    Bonjour Devenir narcissique NON S aimer avec bienveillance, se comprendre pour mieux comprendre les autres et pour permettre une meilleure communication OUI !!! C est un long travail qui permet de réagir avec le cœur et non avec l ego! L ego si présent aujourd’hui dans toutes les couches socio professionnelles. A l amour de soi je préfère l intelligence du cœur car tout ce qui vient de cette intelligence nous grandit et nous ouvre aux différences et au monde.
  30. pierre
    S'aimer d'abord pour pouvoir aimer les autres. Cet amour, où faut-il le trouver? On le trouve dans notre coeur, dans notre fors intérieur. Il vient d'une source divine pour ne pas dire Dieu; d'autre l'appelle la source, la vie. C'est un amour divin c'est à dire supérieur a l'humain. Notre mentalité a fait de l'amour quelque chose de matériel mais en réalité l'amour est plus que ça. Il est dans notre conscience. L'inconscient est infini et l'amour est infini donc dépasse l'entendement de notre raisonnement logique. La science de notre époque ne sait pas ce que c'est la vie. Elle considère l'être humain comme une machine qu'on peut réparer comme le ferait un mécanicien. La force qui nous guide est "j'aime ou j'aime pas". Et si on n'aime pas on choisit une autre voie, ce qui n'est pas souvent le cas dans notre société. On obéit a qui? A un dieu qui n'est pas amour mais Satan. Satan utilise la perversité e la corruption. L'amour ne ment jamais; il ne juge pas, il ne condamne pas . Il ne vous blame pas si vous prenez à droite alors qu'il faudrait aller à gauche. IL vous guide pour que vous éleviez votre niveau de conscience. Vous êtes venu sur terre pourquoi faire? Tout simplement pour expérimenter la dualité afin d'élever votre niveau de conscience et c'est confronté à la souffrance et au mal que vous faites le plus de progrès. C'est par la méditation que vous comprenez tout ça. Il suffit de faire le vide en vous et d'écouter votre coeur, votre intuition. C'est un discours auquel nous ne sommes pas habitués. Toutes les religions, y compris la laîcité, nous ont menti. L'amour à l'autre n' est jamais parfait. On peut aimer trop ses enfants ou pas assez. Apprenons à vivre avec notre guide divin. Pour en savoir plus, Je vous invite à suivre les enseignements de Sophie Rielh sur son site sophie-rielh.com.

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