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Coronavirus6 juin 202011 min50601 vues
67 commentaires

« Ce Pr Raoult est un bouffon ! »

Rodolphe Bacquet 6 juin 2020

A lire si vous ne comprenez rien à la (nouvelle) affaire de la chloroquine

Chers amis,

Si vous ne comprenez rien à l’affaire qui agite de nouveau les médias depuis plusieurs jours sur la chloroquine … c’est normal.

Je vais vous la résumer du mieux que je peux.

Vous allez voir que cette affaire révèle de graves failles, qui n’ont rien à voir avec la chloroquine…

Résumé des épisodes précédents

La chloroquine est l’objet d’une foire d’empoigne « au sommet » depuis que ce médicament antipaludéen a été identifié comme remède possible au Covid-19, en février. Les premiers à avoir émis cette hypothèse sont des chercheurs chinois.

En France, un infectiologue réputé, le désormais célèbre Pr Didier Raoult, leur a emboîté le pas, déclarant avoir obtenu des résultats prometteurs avec cette molécule et son dérivé, l’hydroxychloroquine.

Ces résultats ont été contestés par d’autres scientifiques et pas n’importe lesquels : ceux siégeant au Comité Scientifique mis en place par la Président de la République durant la crise sanitaire.

Et à partir de là…

Tout a dérapé.

Règlement de comptes à OK Chloroquine

Il y avait deux camps :

  • Les « pour » emmenés par Didier Raoult, soutenus notamment par l’ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy ;
  • Les « contre » rassemblés autour de l’Agence Française du médicament qui dès le mois d’avril avait mis en garde contre ses effets secondaires présumés.

Nos respectables chercheurs et médecins français de haut-rang se sont transformés en cow-boys, engagés dans un règlement de comptes à OK Corral !

Ça a tiré dans tous les sens et les médias ont compté les points.

Les politiques ont suivi le mouvement de balancier : un coup oui, un coup non, un coup peut-être.

Que reproche-t-on à la chloroquine ?

Si la chloroquine a si tôt montré des résultats encourageants, pourquoi ne l’a-t-on pas prescrit dès les premiers signes d’infection, comme l’ont demandé de nombreux médecins généralistes ?

Pour deux raisons, avancées par les opposants à son autorisation et à sa prescription.

La première ce sont, en effet, ses effets secondaires.

La chloroquine n’est pas une molécule anodine ; c’est un médicament chimique et il n’est à ce titre pas dépourvu de possibles effets néfastes. Les plus légers sont les nausées et les maux de tête ; les plus graves sont les troubles du rythme cardiaque et l’augmentation du risque d’infarctus[1].

Toutefois, vous avez dû entendre parler du « rapport bénéfice/risque » : si les bienfaits d’un médicament sont plus importants que ses possibles effets secondaires, on continue à le prescrire.

C’est le cas de la chloroquine prescrite contre le paludisme.

Mais contre le Covid ?

Les défenseurs de la chloroquine disent que le rapport bénéfice/risque est nettement en faveur du médicament.

Ses détracteurs s’inquiètent au contraire que le risque soit trop important pour un résultat incertain.

C’est là qu’intervient la seconde raison : la chloroquine n’aurait pas fait la preuve de son efficacité.

Normalement, avant d’être mis sur le marché et/ou indiqué pour une pathologie précise, un médicament doit passer plusieurs étapes, qui peuvent prendre plusieurs années.

Le mètre-étalon de ce processus, c’est le fameux essai randomisé en double-aveugle.

Or, en contexte d’épidémie, on n’a pas le temps de faire de tels essais.

Je vous ai expliqué, dans une précédente lettre, comment la chloroquine avait, de façon inédite, sauté l’étape de l’essai randomisé en double aveugle, intenable en termes économiques et de délais.

Le 25 mars, le gouvernement a autorisé par décret son utilisation contre le Covid-19… avant de l’abroger il y a quelques jours…

Parce qu’une étude apparemment sérieuse révélait son inefficacité ; pire : sa dangerosité. 

Une étude trop belle (ou trop laide) pour être vraie

L’étude en question est parue dans The Lancet le 22 mai dernier[2].

The Lancet est, avec Nature, l’une des plus prestigieuses revues scientifiques qui soit. Un article publié sur son site internet est lu par des dizaines de milliers de scientifiques du monde entier. L’étude est relue et validée par des professionnels du plus haut niveau.

Celle parue le 22 mai, basée sur les données de 96 000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux du monde entier, comparait l’état de santé de ceux qui ont reçu le traitement à la chloroquine, à celui des patients qui ne l’ont pas reçu.

Les auteurs de l’étude livraient ces conclusions, chiffres à l’appui :

  • non seulement la chloroquine n’offrirait aucun avantage aux malades auxquels on l’avait administrée ;
  • mais en plus la mortalité chez ces derniers était plus importante que ceux du « groupe contrôle ».

Aussitôt, les « opposants » à la chloroquine se sont exclamés : « ah ! On vous l’avait bien dit ! Ce Pr Raoult est un bouffon ! Un danger public ! »

Didier Raoult, de son côté, a eu une réaction immédiate après l’avoir consultée : l’étude est « foireuse », a-t-il déclaré, réalisée par des « pieds-nickelés »[3].

Mais l’État français a abrogé son décret du 25 mars autorisant l’emploi de la chloroquine !

Et l’OMS a suspendu séance tenante les essais cliniques impliquant la chloroquine[4] !

Marche arrière toute !

Depuis 24h, le changement de ton est radical.

L’OMS relance les essais cliniques impliquant la chloroquine[5] !

Voilà la chloroquine réhabilitée !

Que s’est-il passé ?

Eh bien, quelques jours après la publication de cette étude, les plus grands spécialistes mondiaux en infectiologie écrivent au Lancet : « cette étude est vraiment douteuse ».

Le 2 juin, le comité de rédaction du Lancet prend ses distances avec l’étude publiée dans ses colonnes[6].

Le 5 juin, on apprend que trois des quatre signataires de l’étude se rétractent[7].

Le même jour, le Lancet retire officiellement son étude.

Notez que le seul chercheur à ne pas d’être rétracté est le Dr Sepan Desai… créateur de la société qui a fourni les données analysées pour cette étude, nommée Surgisphere.

Or, le sérieux de cette société, le sérieux de son fondateur et des données qu’il a collectées et qui ont servi de base à l’étude publiée par The Lancet sont… douteuses, c’est le moins qu’on puisse dire !

Je vous laisse lire l’article très documenté de France Soir[8] sur le sujet : il y a de quoi rire et pleurer à la fois.

Le plus important reste ceci : l’étude du 22 mai, c’est désormais clair, n’était pas digne de foi.

Pourquoi c’est très grave

Cette affaire dépasse le seul sujet de la chloroquine, et de loin.

Qu’une revue aussi prestigieuse que The Lancet ait pu être bernée par une étude biaisée est un séisme.

Rendez-vous compte : sur la seule foi de cette étude et de la prestigieuse revue qui l’a publiée, des gouvernements du monde entier (à l’exception de pays africains, plus malins que nous[9]) ont suspendu leur usage et leurs essais d’un médicament en fin de compte prometteur.

L’OMS elle-même s’y est laissée prendre.

L’Organisation mondiale de la santé, bernée par une étude bidon !!!!!

La conclusion est terrible mais elle est claire : l’influence d’une étude publiée dans une prestigieuse revue est plus importante que son sérieux scientifique.

Alors on est en droit de se demander : qu’en est-il des dizaines, des centaines d’autres études, qui décrètent, sur des bases peut être douteuses, de l’efficacité de tel médicament ou de telle molécule ?

Des études qui sont prises pour argent comptant par les médias, et pire encore par nos gouvernants et même par l’OMS !

Une certaine tendance de la recherche scientifique

Si vous en doutiez, la science est un milieu qui a ses intérêts, économiques et idéologiques.

Ceux-ci occasionnent de nombreux biais qui nous font remettre de plus en plus en question leur fiabilité.

J’en vois deux.

Le premier, c’est le fameux « publish or perish » (publie ou meurs) sous le joug duquel travaillent la plupart des chercheurs aujourd’hui : pour exister en tant que scientifique, il faut publier, publier, publier.

C’est une tendance relativement récente.

Il n’y a pas si longtemps, on pouvait construire une carrière scientifique et recevoir un prix Nobel sur… une seule étude, ou presque.

C’était alors le travail de toute une vie.

Ce n’est plus le cas : les auteurs enchaînent les études, souvent à la va-vite. La qualité et la fiabilité des études s’en ressentent.

Les chercheurs sont le plus souvent d’honnêtes gens… mais qui n’ont plus le temps de travailler correctement.

La science a ses banques…

Le second, ce sont les intérêts économiques et idéologiques qui sont derrière.

Chaque auteur qui publie une étude scientifique se déclare détaché de tout conflit d’intérêt, une déclaration d’intention… pas toujours conforme à la réalité.

Vous vous souvenez peut-être du scandale révélé il y a quelques années, de l’industrie du sucre qui avait littéralement corrompu des chercheurs pour accuser les graisses, et non le sucre, des maladies cardiovasculaires !

Il en va de même avec les études qui prétendaient démontrer l’efficacité des vaccins contre le cancer du col de l’utérusje vous en parlais récemment. Ces études ont été commanditées et financées par les industriels qui ont conçu ces vaccins, et ont abouti à plusieurs de campagnes de vaccination autour du monde, dont la France.

… et ses chapelles

Mais ce n’est pas tout. Le monde de la science n’est pas fait d’un seul bloc : il a ses chapelles, et donc ses querelles de chapelle.

La chloroquine en est une illustration éclatante. Elle a ses fidèles, ses convertis, et même son martyr, en la figure du chevalier Didier Raoult.

Elle a aussi ses ennemis acharnés, qui croient en un autre « dieu », au hasard un vaccin, attendu comme le messie).

Il en va de même pour des substances aussi banales que le soja, par exemple.

Selon les uns, augmente les risques de cancer du sein, serait un perturbateur endocrinien, aurait un effet néfaste sur la thyroïde…

Selon les autres, protège au contraire du cancer, diminue le taux de cholestérol, protège les os…

Vous trouverez autant d’études scientifiques disant une chose que son contraire. Cela veut dire que les études scientifiques publiées vont très souvent dans une « direction » déterminée par avance.

Ce n’est pas qu’elles sont truquées.

C’est que l’on voit toujours dans ses résultats ce que l’on veut bien y voir !

Et notre santé dans tout ça ??? Comment s’y retrouve-t-on, dans ce gloubi-boulga d’études et de conseils contradictoires ?

C’est un problème qui me préoccupe depuis plusieurs années que je travaille dans le domaine de la santé.

Je suis sur le point de le résoudre sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur, et vous aussi j’imagine : l’alimentation.

Je vous en reparle la semaine prochaine.

Portez-vous bien !

Rodolphe 


[1] http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=65130778&typedoc=N

[2] https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31180-6/fulltext

[3] https://www.france24.com/fr/20200603-covid-19-l-oms-annonce-la-reprise-des-essais-sur-l-hydroxychloroquine

[4] https://www.rts.ch/info/monde/11351013-l-oms-suspend-ses-essais-sur-l-hydroxychloroquine-qui-presente-des-risques.html

[5] https://www.france24.com/fr/20200603-covid-19-l-oms-annonce-la-reprise-des-essais-sur-l-hydroxychloroquine

[6] https://www.letemps.ch/sciences/the-lancet-prend-distances-etude-chloroquine

[7] https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2489467-chloroquine-l-etude-de-the-lancet-sur-l-hydroxychloroquine-enterree/

[8] http://www.francesoir.fr/societe-economie/lancetgate-surgisphere-la-societe-qui-fourni-les-donnees-letude-est-elle-serieuse

[9] https://www.letemps.ch/monde/quimporte-loms-lafrique-ne-renonce-chloroquine

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  1. patrice X.
    Résultats des course: Monsieur Jean-François Delfraissy, qui à dépassé de loin l'âge de la retraite et dont on peut questionner la sénélité naissante, à reçu la légion d'honneur pour avoir accepté d'être le porte-flingue de la majorité macroniste dans ce que l'on peut et doit nommer "coup d'état". Sa grande complice spécialiste des conflits d'intérêts et des moules voyouserie, y accéde aussi alors qu'elle devrait-être mise en examen pour enrichissement personnel tout comme son mari le professeur Yves lévy. Chloroquine quand tu me tiens!!!!
  2. Kishti
    The tablets are called The tablets are called Pain-O-Soma and contain Carisoprodol 350 mg as the active ingredient. They can relieve neck and lower back discomfort. Soma tablets are used to treat short-term muscles pain, particularly in acute lower back or neck pain. It is also known as elongator. and contain Carisoprodol 350 mg as the active ingredient. They can relieve neck and lower back discomfort. Soma tablets are used to treat short-term muscles pain, particularly in acute lower back or neck pain. It is also known as elongator.
  3. MARCELLE
    CE QUE JE VIENS DE LIRE NE ME SURPREND PAS TOUT EST BASE SUR LA RENTABILITE MALGRE QUE LE MEDICAMENT MIRACLE EN QUESTION CONNU DES SCIENTIFIQUES SOIT NUL ET MEME TRES DANGEREUX AVEC EFFETS SECONDAIRES ET N'ATTENUANT AUCUNEMENT LA MALADIE POUR LAQUELLE LE PATIENT A PRIS CE MEDICAMENT CONSEILLE PAR SON MEDECIN..........OU ALLONS NOUS?
  4. Dom
    Le titre est vraiment mal choisi, voire malsain. Tout les lecteurs ne lisent pas forcément les articles jusqu'au bout, et certains pourraient donc garder en tête que le Pr Raoult ne soit pas crédible.C'est un manque de respect à l'égard de cet éminent personnage !
    1. Dany
      Tout à fait d'accord : le titre de cet article est consternant et très malsain !
  5. Andre
    C'est la triste démonstration de la toute puissance de l'industrie pharmaceutique et des "pots de vin" entre cette dernière et les politiques et, en 1é lieu, le président de la république. De là aussi, la lutte contre les médecines naturelles, qui, bien qu'efficace, ne rapporte rien aux labos... Et parlons de la toxicité de l'hydroxychloroquine, connue depuis une soixantaine d'années ... Je suis de tout coeur avec le professeur Raoult et lui adresse tout mon soutien et mes encouragements.
  6. sandrine
    BONJOUR Je me suis abonnée a votre lettre. elle est très interessante mais pourriez vous me dire votre parcours ? etes vous medecin ? sur qui vous appuyez vou s? est ce que ce sont des etudes scientifiques ? si oui pourriez vous mettre les sources ? cordialement
    1. Christian
      Bonjour Sandrine, Je comprends vos interrogations, cependant je vous suggère une approche certes plus contraignante. Une approche probabiliste, à savoir : ayez la patience de lire dans le temps, les publications de Rodolphe. Ainsi à l’usage vous saurez si oui ou non le qualificatif sérieux s’applique. Pour moi lecteur de très très longue date de ce genre de publications, la réponse est oui. A propos du titre : les écrits autour de la santé naturelle s’inscrivent dans le contexte d’une économie donnée. Ils s’adaptent pour survivre, et en effet le versant marketing est d’un niveau de cohérence qui peut poser question. Je fais allusion aux titres, mais aussi aux diverses techniques de manipulation, comme par exemple, demander au lecteur de signaler qu’un sujet l’intéresse. Et puis les propositions commerciales toujours formatées à l’identique, etc. « Que ta parole soit impeccable » est le premier accord toltèque. Il n’y a pas de place pour lui dans le versant marketing. Mais finalement, je pense que le quatrième accord : « Fais toujours de ton mieux » est lui, au rendez-vous.
  7. Dominique
    Dommage effectivement que vous tombiez dans le travers des journalistes qui utilisent des titres racoleurs (et faux) pour attirer les lecteurs. Le Pr Raoul est le dernier en date des français talentueux et sérieux qui sont traînés dans la boue par les salopards qu'ils dérangent (je ne parle pas de vous puisque j'ai lu votre article) C'est une maladie chronique en France de critiquer bêtement ceux qui sont talentueux et c'est la raison de beaucoup de découragements et de fuites à l'étranger des compétences qui décidément manquent beaucoup au gouverne-ment et à la société française. À ma modeste échelle je suis parti depuis quarante ans car je voyais clairement comment l'assistanat excessif transformait jour après jour un peuple intelligent en moutons plus faciles à tondre. Il est grand temps de redonner la liberté de penser de parler et d'agir à ceux qui sont efficaces et leur rendre hommage plutôt que de les dénigrer bêtement. La corruption politique et économique est la véritable décadence de ce Pays. Au passage ce que vous appelez corruption au Sud s'appelle lobbying à Bruxelles mais c est bien la même arnaque au profit des mêmes.
  8. Fred
    J'ai lu cet article. J'en savais déjà tout le contenu. Et du coup, je ne comprend strictement RIEN au titre. Et pour cause, ce titre n'est expliqué nulle part !
    1. Lénaïk
      Bonjour Fred, Ça a dû vous échapper dans l'article... Vous en trouverez un extrait ci-dessous ;) En même temps, les titres sont juste faits pour attirer l'attention... La preuve; qu'est-ce qui vous fait choisir et cliquer sur article, plutôt qu'un autre ? :) "Aussitôt, les « opposants » à la chloroquine se sont exclamés : « ah ! On vous l’avait bien dit ! Ce Pr Raoult est un bouffon ! Un danger public ! » Didier Raoult, de son côté, a eu une réaction immédiate après l’avoir consultée : l’étude est « foireuse », a-t-il déclaré, réalisée par des « pieds-nickelés »[3]..."
  9. Nicole
    Bonjour, Bravo pour vos explications claires, précises et qui nous donnent une vue tout à fait facile à comprendre. J'apprécie l'honnéteté de vos détails et votre franchise vis à vis de "Big Farma" qui traîne souvent dans ce genre de situation..................Merci et continuez.
  10. Eric
    On connait depuis longtemps le peu de sérieux des revues médicales à comité de lecture. Dans la revue Nexus, est rapporté le cas d'un célèbre médecin anglais qui a inventé une maladie et son traitement, assez loufoque d'ailleurs. Il a envoyé sa recherche à plusieurs revues à comité de lecture et certaines de ces revues ont publié ces" recherches" sans même lire de quoi il s'agissait. On ne peut plus faire confiance aux revues médicales , même si c'est The Lancet.
  11. Alain
    L'antipaludéen Chloroquine et ses dérivés a été utilisé des décennies entières sur bon nombre de générations. Son rapport bénéfice vs effets secondaires néfastes n'a jamais été contesté contre le paludisme. Tout d'un coup, on lui trouve un rapport bénéfice-risque déplorable. C'est curieux ! Il y a peut être une raison qui est la dose utilisée contre le Covid mais comme tous les articles font du copier-coller dans le seul but de publier pour publier, personne n'évoque ce paramètre. Est-elle la même dose que celle contre le paludisme ou 3 fois, 10 fois cette dose ? L'information existe certainement et je serais preneur
  12. Nestor
    Ouf ! Plus grandes choses à dire ou à demander . Continuez à nous éclairer . J'ai tout compris sur la chloroquine. Que Dieu vous bénisse !
  13. Raould
    Qui vous paie pour être aussi méchant envers ce "professeur réputé mondialement ? Une firme médicamenteuse parallèle ?
  14. Guy
    'ai été pendant près de 20 ans directeur de recherche -pas dans le domaine de la santé- je peux confirmer que près de la moitié des publications sont soit inutiles, redondantes ou même trompeuses en particulier quand des intérêts commerciaux sont en jeux. L'injonction " publish or persih" pèse sur le chercheur individuel. Par contre quand il s'agit d'enjeux commerciaux une technique a été mise au point par les cigarettiers puis reprise et raffinée par les climato-sceptiques et enfin les industries chimiques et pharmaceutique . Le film "Merchant of doubt" Inspiré par le célèbre ouvrage de Naomi Oreskes et Erik M. Conway, le documentaliste Robert Kenner expose et pointe du doigt les pratiques des soi-disant experts , chercheurs embauchés par les grandes entreprises afin de semer le doute sur des sujets tels que le réchauffement de la planète et la toxicité des produits chimiques et médicaments. Ils ne sont pas arrêtés. Non content de semer le doute, ils sont passés à la "Fabrique du Consensus" qui est devenu un technique très élaborée menaçant les fondements même de notre société. Lire à ce sujet le livre de Noam Chomsky " la fabrique du consentement" tout est maintenant pollué des médias aux publications scientifiques, c'est terrifiant
  15. Yves
    Merci pour ce bon article de synthèse, mais quel dommage d'avoir choisi ce titre accrocheur qui laisse penser que le Pr. Raoult est un bouffon alors que les événements lui donnent raison semaine après semaine. Il suffit d'ailleurs de regarder ses nombreuses videos sur Youtube pour se rendre compre qu'il n'est ni le sulfureux franc-tireur ni le dangereux révolutionnaire décrit par les media depuis trois mois.
  16. Emilie
    je ne crois pas à la "bouffonnerie du professeur Raoult, peut-être un peu excentrique! Non, c'est à la bouffonnerie des journalistes que je crois. Plus ils sont ignorants, plus ils en inventent, puis ils invitent des gens qui se contredisent, et tout cela fait un magma inimaginable de fausses infos, et de lynchage médiatique, auquel personne ne comprend plus rien. Je regrette qu'il n'y ait plus à la télévision, de VRAIS journalistes d'investigations. Amitiés.
  17. Nath
    Pour aller un peu plus loin sur les effets des médicaments (efficacité et effets secondaires) je vous recommande la lecture du livre "remèdes mortels et crime organisé" de Peter Gotzsche, et tout devient plus clair. Par ailleurs, je revendique le droit à la science gratuite: Les états et des commanditaires paient les chercheurs pour effectuer leurs recherches, les journaux scientifiques achètent ses articles et les revendent. La connaissance devrait être gratuite et accessible au plus grand nombre. Merci à Alexandra Elbakyan pour la création de Sci-Hub qui rend la science accessible gratuitement
  18. André
    Bonjour pas d'accord , il reste un doute il faudra du temps pour le temps nous révèle la vérité. Dans cette période ou chacun recherche la solution contre le COVID 19 La chloroquine reste pourtant un médicament pas cher et mise en quantité sur le marché immédiatement l 'armée à fait un stock important. Attention à ne pas se tromper et enrichir les gros groupes pharmaceutique donc la chloroquine n'apporte peu de marge bénéficiaire et si le Pr Raoult avait raison Attention au terme de bouffon indigne de sa valeur de chercheur reconnu.
    1. Evelyne
      Beaucoup de commentaires laissent penser que l'article n'a pas été sérieusement lu...l'article n'incrimine pas le P. Raoult ?
  19. daniel
    Bonjour Rodolphe Durant toute cette période de pandémie, une seule voix nous a éclairé : celle du Professeur Raoult. Ses résultats : 0,5 % de létalité à l'IHU de Marseille. Pourquoi ne l'a-t-on pas écouté d'un bout à l'autre de la France ? Eh oui, il valait mieux vivre dans les Bouches-du_Rhône qu'à Paris au temps du COVID. En 1977, lors d'un voyage au Sénégal, j'ai pris ma Nivaquine tous les jours. Je n'ai pas attrappé le paludisme et je n'ai eu aucun effet secondaire durant les 3 mois de mon séjour. Cette crapuleuse étude qui met en cause l'hydroxychloroquine est commanditée par les laboratoires Gallead qui veulent pousser en avant leur antiviral TOXIQUE le Rétrovil ou le rendemsivir. Triste France !
  20. Pierre
    Ce n'est pas pour moi une bataille de scientifiques , c'est l'accaparement de la Santé mondiale par un groupe de milliardaires américains (Bill Gates , Rockfeller...) qui veulent profiter du marché mondialisé du médicament et des vaccins à leur profit . L'OMS est financée par la Fondation Bill et Melinda Gates , le président de l'OMS a travaillé dans une association de Bill Gates . Le laboratoire Gilead fabrique le Rémdisivir concurrent de la chloroquine , labo financé par Gates. Le vaccin à ARN en préparation par Moderna est financé par Gates et le DARPA (militaire). Blackrock avec sa puissance financière démesurée est de la partie , son président avait été reçu par Macron... En novembre 2019 : "event 201" réunion par Bill Gates sur les conséquences économiques possibles d'une pandémie mondiale à corona virus ! La situation est grave , quelques milliardaires sont prêts à sacrifier la santé de la population mondiale pour faire de l'argent mais aussi d'installer leur pouvoir effectif sur chaque individu par les nouvelles technologies...
  21. rene
    Je suis d'accord avec le contenu de l'article, mais le titre " Ce Pr Raoult est un bouffon ! " accrocheur a failli me désintéresser de votre publication car à priori je ne l'avais pas apprécié comme un cri de joie, d'admiration, de surprise, ou d'indignation,...
  22. Myriam
    alors là … comment dire j'ai vraiment l'impression que vous nous prenez tous pour des C... Merci de donner des informations intéressantes^, pour l'intox on a été servi par les médiats. le Covid -19 aurait en premier lieu comme symptôme , il me semble : suite aux autopsies pratiquées en Italie , problème cardiovasculaire alors au lieu de blablater soignez nous . MERCI
  23. Andre
    le problème de la chloroquine démontre une fois de plus que l’industrie pharmaceutique , Big Data est un domaine devenu INCONTROLABLE et que dire lorsque notre santé est devenue une INDUSTRIE ce qui signifie il faut que cela rapporte , que ce soit rentable...en fait notre santé IL S 'EN FOUTE COMPLÉTEMENT.... c'est l'argent qui compte....c'est un domaine devenu pourri par la racine.!!!!
  24. Isabelle
    Bonjour Rodolphe, Quel drôle de titre pour cet article ! Dommage ! Il donne une mauvaise idée de l'article et peut même décourager certains de le lire. (C'est ce que j'ai failli faire !). Le titre est le résumé minimum d'un texte. Il doit indiquer en quelques mots quel est le sujet, le thème, développé dans l'article. Ce n'est pas l'endroit pour faire de l'ironie ou de l'humour ou dire le contraire de ce que l'on pense. Beaucoup de personnes, de nos jours, ont du mal à discerner le vrai du faux dans les informations qu'ils reçoivent, alors ne les trompez pas davantage. Soyez clair et précis, c'est ce dont nous avons besoin. Autre petite remarque, quand vous parlez de quelqu'un (style professeur Raoult), cela pourrait être bien d'indiquer dans les sources son site internet quand il en a un. Cela permet aux personnes intéressées d'aller sur le site entendre ou lire directement la personne concernée. En ce qui concerne le professeur Raoult, les vidéos sur son site sont bien faites. Il s'exprime clairement, explique bien ce qu'il fait et pourquoi, et fait généralement une bonne analyse de la situation. Ces jours-ci (début juin), il y a aussi des vidéos de plusieurs de ses collaborateurs (tous professeurs de médecine, engagés à l'IHU). Ils ont fait un travail fabuleux à Marseille. Cela vaut la peine de les écouter... Ceci dit, merci pour vos articles. Cordialement
  25. The Doc
    Le proff Raoult est peut etre un bouffon mais, c est le seul qui a proposé un protocole de soin ; Tester tout le monde , soigner HCQ+AZ , surveiller ECG , isoler les positifs ... Pendant ce temps la , le gouvernement , vu qu il n avait rien d autre a proposer , a demandes aux malades de faire le 15, de rester chez eux avec du doliprane , et les a eutanasié ( rivotril) quand il n y a plus de place en rea ... Il faudrait plus de bouffons dans notre société et moins de clowns
  26. Beatrice
    Le but de tout cette "plandémie", c'était de nous faire peur et nous manipuler. Bill Gates avec ses milliards, l'OMS avec un génocidaire à la tête qui plus est n'est pas médecin, ils savaient très bien ce qu'ils voulaient: nous convaincre de nous vacciner et nous pucer. Ah bon? Hé bien oui, il suffit de se renseigner sur Event2o1 et ID2020. Aussi, Bill Gates qui, lors d'une conférence, dit qu'avec un peu de chance et des vaccins, on peut abaisser la population mondiale de 10 à 15%. Il se ferait des milliards si un vaccin contre le covid sortait mais en même temps, il raccourcirait certainement votre vie! C'est la raison pour laquelle le Prof. Raoult gênait beaucoup et les déclarations des présidents de Madagascar et de la Tanzanie aussi puisqu'ils ont trouvé des solutions qui ne faisaient pas l'affaire de big Pharma! Mais la saga semble continuer pour faire penser aux esprits faibles et ignorants que ce virus était terrible comme jamais la terre n'en a vu. Lorsque l'on connait les Georgia Guidestones, il semblerait que le plan de dépopulation ait échoué cette fois-ci et que les gens malgré tout se réveillent. Il est temps!
  27. regine
    JE SUIS ABONNEE ABE ! JE VOUS REMERCIE DE VOS INTERESSANTES LETTRES QUI NOUS PERMETTENT DE VOIR LES GENS QUI NOUS GOUVERNENT ET LEURS ACOLYTES TELS QU ILS SONT ET AINSI DE NOUS EMPECHER DE "GOBER" TOUTES LEURS TROMPERIES !!!!
  28. NV
    Pourquoi dites vous que ce Pr Raoult est un bouffon?
  29. Clelia
    Entièrement d’accord! Il y a à boire et à manger dans les études publiées avec un intérêt economique derrière
  30. Jean-Patrick
    Bonjour Une petite réaction sur votre article pour vous expliquer quelques choses que je crois avoir compris et que personne explique bien. La médecine qui essaye de soigner et la recherche pour prouver qu'un traitement est efficace  sont opposés et cette dernière peut  friser l'horreur.  Un essai randomisé implique que l'on ne "soigne" pas une partie des humains cobayes qui peuvent potentiellement mourir si on ne les traite pas. Donc il aurait fallu pour "prouver" l'efficacité du traitement hydroxychloroquine plus antibiotique que des humains acceptent de peut-être ne pas être traité et d'en mourir. C'est monstrueux et vous auriez accepter si vous étiez obèse et diabétique de faire partie de l'essai. J'aime les animaux mais nous ne sommes pas des rats de laboratoire. Et l'on sait aussi que grâce aux expériences des nazis la "science" a fait de grands progrès. Donc je suis un peu déçu que vous reprenniez comme un mouton qu'il fallait faire des essais randomisés en double aveugle pour prouver l'efficacité de ce traitement. Cela est possible que  quand il n'y a pas risque de mort d'hommes ou de graves séquelles si l'on ne soigne pas. Et en science les études observationnelles sont valables et vous les citez régulièrement dans vos lettres. Enfin, il faut que vous sachiez qu'en France une loi fait que pour les cancers les patients font l'objet d'expériences randomisés pour les chimiothérapies sans leur consentement. L'Etat a donné son consentement donc vous pouvez allé à l'hôpital pour vous faire soigner de votre tumeur mais en faite on vous donne un placebo et vous allez peut-être mourir. Mais heureusement vous aurez fait progresser la recherche. Les laboratoires pharmaceutiques adore la France. Bonne réflexion. Bien cordialement. Jean-Patrick VILLAIN  

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