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Santé et émotionsSociété7 juin 202613 min556 vues
90 commentaires

Des tas de TDAH

Rodolphe Bacquet 7 juin 2026

Chers amis,

Aujourd’hui j’aborde avec vous un sujet que je ne maîtrise pas forcément, et surtout sur lequel j’ai du mal, je le confesse, à me former une opinion.

Aussi serais-je très curieux de connaître votre opinion.

Ce sujet, c’est celui de la « neuroatypie », appelée également « neurodivergence ».

La neuroatypie, si je devais la définir au lance-pierre, consisterait en ceci : le fait de ne pas avoir un cerveau fait, et fonctionnant, comme tout le monde.

Le terme même de neuroatypie (par opposition à « neurotypie », soit le fait, si je résume à gros traits, d’avoir un cerveau « normal » … terme là encore bien insatisfaisant !) était encore parfaitement inconnu ou du moins inusité dans le langage courant il y a dix à quinze ans.

Il rassemble, aujourd’hui, toute une panoplie de troubles et de diagnostics à acronymes, dont les plus célèbres sont :

  • TDAH (pour : Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) ;
  • HPI (Haut Potentiel Intellectuel) ;
  • TSA (Trouble du spectre autistique).

Aucun de ces troubles n’est considéré comme une maladie : ils n’ont aucun marqueur biologique et la question de leur origine génétique est, sinon discutée, du moins très partielle.

Ces termes se sont développés d’abord dans le domaine de la psychologie de l’enfance, pour expliquer et accompagner des profils qu’on aurait qualifié, il y a un demi-siècle, au choix, de « bon à rien », d’« enfant terrible » et même de « premier de la classe » !

Puis ces diagnostics se sont étendus à la population adulte avec une avalanche de « diagnostics tardifs ».

Et pour cause ! Il y a quinze ans, si quiconque vous avait dit que vous étiez HPI, vous l’auriez regardé avec des yeux ronds.

Tous neurodivergents ?!

Aujourd’hui, la presse féminine (pardon, mais c’est vrai) – dans laquelle j’inclus la presse « psy », – la radio et une série télé ont contribué à populariser ces termes, au départ cliniques, avec des conséquences pour le moins contrastées.

D’une part on observe, çà et là, un véritable soulagement d’adultes à voir leur « neuroatypie » reconnue et diagnostiquée.

D’autre part, on assiste à un curieux phénomène de mode – littéralement – poussant un nombre croissant de quadragénaires (en moyenne) à aller se faire dépister un TDAH comme on irait se faire faire son thème astral.

Un article publié dans Madame Figaro la semaine dernière, se faisait ironiquement l’écho de cette mode[1] :

Il y a tout de même quelque chose d’assez cocasse de voir ainsi des gens comme vous et moi chercher à vérifier s’ils sont neuroatypiques – donc, si vous m’avez suivi, pas comme tout le monde !

À tel point qu’une nouvelle « normalité » consisterait précisément à se découvrir une telle neurodivergence.

Est-ce une forme nouvelle de recherche de distinction ? Une étape supplémentaire du « développement personnel » également à la mode ? Ou bien une quête de solution et de réponse à une authentique souffrance ?

Sans doute un peu des trois, avec des nuances selon les profils. Vous voyez, là encore, que j’ai du mal à me faire une opinion.

TDAH, TSA, de quoi parle-ton exactement ?

Que désignent réellement ces termes que l’on emploie en ce moment à tout bout de champ ?

Avant d’être des étiquettes que l’on colle sur une personnalité, ce sont je le disais – pour certains d’entre eux – des notions cliniques bien précises.

Prenez le TDAH, acronyme de Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité.

Contrairement à l’image d’Épinal du petit garçon incapable de rester assis sur sa chaise, le TDAH ne se résume pas au fait d’être « turbulent ».

Les psychiatres décrivent plutôt un ensemble persistant de symptômes touchant trois grands domaines[2] :

  • l’inattention : difficulté à maintenir son attention, oublis fréquents, tendance à passer d’une tâche à l’autre sans terminer ;
  • l’impulsivité : parler ou agir avant de réfléchir, difficulté à attendre, décisions prises trop vite ;
  • l’hyperactivité : agitation physique… mais aussi parfois, chez l’adulte, une agitation intérieure permanente, un cerveau qui ne semble jamais s’arrêter.

Point important : pour parler de « trouble », ces traits doivent provoquer une véritable souffrance ou une gêne importante dans la vie quotidienne.

Car sinon, nous sommes probablement très nombreux à pouvoir nous reconnaître dans cette description un lundi matin après une mauvaise nuit !

Le TSA, lui – le Trouble du Spectre de l’Autisme – c’est encore autre chose.

Le mot « spectre » est essentiel.

Il rappelle qu’il n’existe pas « un » autisme mais une très grande variété de fonctionnements, allant de personnes nécessitant un accompagnement quotidien majeur à des adultes autonomes ayant simplement une manière différente de percevoir le monde.

Les critères retenus aujourd’hui concernent notamment les particularités dans la communication sociale, les interactions avec les autres, les intérêts spécifiques, le besoin de routines ou encore certaines sensibilités sensorielles.

Mais là encore : aucune prise de sang, aucun scanner du cerveau ne permet aujourd’hui de dire « vous êtes autiste » ou « vous ne l’êtes pas ».

Le diagnostic repose sur une évaluation clinique.

Et puis il y a le fameux Haut Potentiel Intellectuel, ou HPI.

HPI, ou l’OVNI conventionnel et content de l’être

Le HPI occupe une place encore plus étrange, voire problématique, dans ce paysage.

Car le Haut Potentiel Intellectuel n’est pas un trouble psychiatrique.

Ce n’est pas davantage une maladie.

Ce n’est pas non plus un diagnostic médical !

Historiquement, il désigne simplement des personnes ayant un quotient intellectuel significativement supérieur à la moyenne – souvent défini par convention autour d’un QI égal ou supérieur à 130, soit environ 2 % de la population[3].

À partir de là, les choses se compliquent.

Car au fil des années, on a progressivement associé au HPI toute une constellation de caractéristiques : hypersensibilité, pensée en arborescence, sentiment de décalage, ennui, perfectionnisme…

Certaines personnes se reconnaissent profondément dans ce profil.

D’autres chercheurs rappellent que ces traits sont loin d’être systématiques et que deux personnes HPI peuvent être aussi différentes l’une de l’autre que deux personnes prises au hasard dans la rue.

Ce qui m’amène à la question suivante : si autant de personnes cherchent aujourd’hui à savoir si elles sont « atypiques », qu’est-ce que cela dit de notre conception de la normalité ?

Nous vivons à une époque qui valorise comme jamais la différence, l’originalité, la singularité.

Être « comme tout le monde » est presque devenu une inquiétude, voire une tare.

Pendant des siècles, l’être humain a cherché à appartenir au groupe. À rentrer dans la norme. À ne surtout pas être celui qui dépasse.

Aujourd’hui, une partie de la population semble chercher exactement l’inverse : découvrir ce qui la rend unique, et l’afficher comme le trait saillant de son identité.

Dans le cas du label « HPI », l’effet est d’autant plus recherché qu’il signifie à la fois « je suis différent » et « je suis plus intelligent que la moyenne ».

Pour un peu, la fameuse phrase de la fin des années 2000 de Jacques Séguéla « Quand t’as pas une Rolex à 50 t’as raté ta vie » pourrait bien être remplacée aujourd’hui par « Si t’as pas été diagnostiqué HPI, t’as raté ta vie ».

On voit également ce goût de la distinction à tout prix avec la recherche éperdue, chez toute une frange de la population, d’une identité sexuelle « non binaire » : on ne se définit plus comme homme ou femme, mais entre les deux, un mélange des deux, voire ni l’un ni l’autre.

Je n’associe pas ces deux phénomènes gratuitement : il y a quelques jours, dans un article du journal suisse « Le Temps », j’ai été frappé par le fait que presque tous les témoins cités dans un article consacré au TDAH dans le couple se définissaient comme « non binaire », « queer », et même BDSM[4] !

Bon, c’est encore une autre question, j’en ai conscience.

Laissez-moi simplement aborder deux limites, ou effets pervers, de cette « épidémie » actuelle de diagnostics neuroatypiques.

Premier effet pervers : la fiche jargonneuse

Je le disais au début de cette lettre, il y a dix à quinze ans, l’usage de ces acronymes était « réservé » à une profession.

Sa démocratisation à outrance fait que chaque parent souhaite, consciemment ou inconsciemment, qu’une neurodivergence, disons flatteuse, soit diagnostiquée pour leur enfant… voire pour lui-même… là où il y a quelques années nous aurions eu droit à une appréciation moins jargonneuse.

Pour illustrer ce travers, je me suis amusé à « diagnostiquer » les différents personnages d’une œuvre dont vous connaissez sans doute le corpus : Le Petit Nicolas.

Les textes de Goscinny, illustrés par Sempé, mettent en scène une galerie de personnages récurrents au caractère bien marqué, et qui nous rappellent à tous des profils que nous avons côtoyés dans notre enfance ou dans notre vie de tous les jours.

Si cette galerie de personnages était passée au crible de la « neurodivergence » contemporaine, voici ce que cela donnerait :

Nicolas : HPE / hypersensible créatif
Enfant à forte résonance émotionnelle, très sensible aux injustices, aux conflits et au regard des autres. Imagination débordante, pensée associative, besoin de liens affectifs forts ; intelligence davantage intuitive qu’académique.

Alceste : profil sensoriel / épicurien régulé
Personnalité stable, peu anxieuse, centrée sur les plaisirs simples et les sensations (notamment alimentaires). Bonnes capacités sociales, loyauté élevée.

Clotaire : TDAH inattentif probable / intelligence non scolaire
Difficultés d’attention, d’organisation et d’adaptation au cadre académique classique. Esprit rêveur mais pas dénué d’intelligence : capacités pratiques, humour et compréhension sociale souvent supérieure à ses résultats.

Eudes : TDAH hyperactif-impulsif probable
Forte énergie motrice, impulsivité, réactions immédiates et faible inhibition émotionnelle. Fonctionnement spontané, physique et loyal : l’émotion passe par l’action avant la réflexion.

Agnan : HPI scolaire possible + anxiété de performance
Grandes capacités verbales et académiques, respect scrupuleux des attentes adultes. Perfectionnisme, peur de l’échec et difficulté à s’intégrer avec ses pairs ; intelligence utilisée comme protection.

Bref, plus d’Alceste « gourmand », ni de Clotaire « cancre », ni d’Eudes « bagarreur », ni d’Agnan « intello à lunettes », mais des fiches-profils jargonneuses. Cela fait tout de suite plus sérieux.

Est-ce plus vrai ainsi ? Je ne sais pas. Mais c’est moins drôle !

Second effet pervers : l’excuse

L’autre effet pervers, que j’ai constaté à la fois chez certains parents au sujet de leur progéniture, mais également chez certains adultes, c’est l’excuse (je ne trouve pas d’autre mot) que peut aussi représenter ce « diagnostic ».

« Je ne suis pas désorganisé : j’ai un TDAH. »

« Je ne suis pas trop sensible : je suis HPI. »

« Je ne suis pas asocial : mon fonctionnement est différent. »

J’ai conscience que pour beaucoup de personnes, cette découverte est probablement autant une révélation qu’un immense soulagement, qui leur permet de relire toute leur vie avec une nouvelle grille de lecture, un nouvel éclairage.

C’est, une fois encore, le paradoxe de la « neuroatypie » qui en fin de compte classe dans une nouvelle normalité un comportement ou un profil auparavant jugé dissonant.

Ces gens qui se sont entendu répéter toute leur enfance qu’ils étaient paresseux, ou bizarres, ou trop rêveurs, ou trop intenses, ou trop dans leur monde, etc., etc., découvrent parfois qu’ils n’étaient pas « défectueux » : ils avaient simplement un mode de fonctionnement différent.

Mais cette pente est savonneuse en diable.

Elle constitue une excuse bien commode derrière laquelle se réfugier quand une autre personne, même diplomatiquement, fait remarquer ce trait ou ce défaut : « ce n’est pas ma faute, je suis comme ça ».

Cela est déjà terrible (et peut-être assez lâche) quand on est adulte : il y a une forme de renoncement, d’abandon au diagnostic, qui justifie certains comportements qui seraient normalement considérés comme impolis, déplacés.

Récemment, j’ai même vu des adultes « brandir » et annoncer leur neurodivergence avant même de se présenter à moi pour obtenir une petite faveur, ou satisfaire ce qui ressemblerait, chez un enfant, à un caprice.

Ce réflexe est délétère, à mes yeux, car il est le signe que le diagnostic d’une neurodivergence, quel qu’il soit, a non seulement été pris pour argent comptant, mais pour définitif, empêchant tout travail sur soi, toute progression, toute évolution.

Mais pour les enfants, c’est encore pire.

Un enfant qui s’est entendu dire, durant la majeure partie de son enfance, « ce n’est pas de ta faute mon chéri, tu es différent car tu es (mettez ici l’acronyme de votre choix) » intègre cette information comme un trait constitutif de son identité dont il aura le plus grand mal à se défaire à l’âge adulte, si toutefois il prend même conscience de la croyance limitante que cette étiquette constitue.

Ces diagnostics, avec leur jargon technique sous forme d’acronymes, restent des cases, et des cases dont il est d’autant plus difficile de s’affranchir qu’elles font « médicales » et « sérieuses ».

Le risque est de transformer chaque trait de caractère en symptôme, chaque difficulté en diagnostic, chaque bizarrerie humaine en catégorie psychologique, brandi dès lors comme un joker au cours de cette partie de cartes sociale qu’est la vie parmi les hommes et les femmes (et les êtres non-binaires & compagnie).

Mais, je l’admets, si j’ai été témoin de plusieurs « diagnostics » de neurodivergence dans mon entourage, je n’en ai pas (jusqu’ici) été l’objet ; aussi mon analyse vous paraîtra-t-elle injuste, peu empathique voire même méchante.

C’est aussi pour cela que je vous demandais de me donner votre opinion à ce sujet, ce que je vous invite à faire ici.

Portez-vous bien,

Rodolphe


[1] Voir la source

[2] Voir la source TDAH, une « maladie à la mode » ?, EnableMe

[3] Voir la source Bilan Psychologique, Le Haut Potentiel Intellectuel.

[4] Voir la source Coline Clavaud-Mégevand, 3 juin 2026, Le Temps

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90 commentaires

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  1. LC
    Merci pour votre article que je trouve intéressant, mais.... J'ai été diagnostiquée HPI hyper émotionnelle il y a une dizaine d'année et cela a changé ma vie ! Alors quand vous dites qu'on se sert de cela comme excuse, je vous répondrai que cette excuse m'a tout simplement permis de rester en vie, c'est à dire de ne pas me foutre en l'air ! Parce que même si aujourd'hui je travaille sur moi, avec un suivi en psychothérapie, j'ai vécu et je vis parfois encore l'enfer ! Au moins, grâce à cette excuse, je sais que je ne suis pas folle et que j'ai le droit d'exister !
    1. Fred
      Joli témoignage madame. Comme moi et à l'inverse de ce monsieur, vous connaissez votre sujet et savez de quoi vous parlez. Heureusement que nous nous appuyons les uns les autres face à des gens incultes. Fred TDAH diagnostiqué à 59a)
  2. Anne D.
    Bonjour, Les statistiques n'ont pas évolué : on a toujours environ 5% de TDAH, 2% de HPI dans la population, peut-être plus d'autistes qu'on ne le pensait pour différentes raisons. Le fait est qu'on en parle davantage aujourd'hui, et c'est tant mieux. Pour les personnes diagnostiquées et en souffrance, poser un diagnostic n'est pas une excuse mais l'aboutissement, souvent après des années d'errance, de fatigue chronique et de manque d'estime de soi. Être HPI avec des troubles associés est loin d'être un cadeau, contrairement à l'image valorisante qu'on s'en fait souvent. Pour moi, c'est tombé trop tard, mais pour mon fils, diagnostiqué HPI/TDAH/TDC (trouble de la coordination), des mesures vont être mises en place pour notamment son BAC, car la compensation ne suffit plus à masquer ses difficultés. Il n'y a pas que les personnes concernées qui comprennent de quoi il s'agit. Que d'autres se reconnaissent ou s'identifient à tort à ces profils par effet de mode est une autre question, qui ne change rien à la réalité de celles et ceux qui se sont longtemps sentis incompris, voire en échec, sans en connaître la raison.
  3. LN
    Bonjour Rodolphe, Tout d’abord, merci pour la qualité de vos articles et les réflexions qu’ils suscitent. Je trouve particulièrement intéressant d’aborder le TDA/H à travers le regard d’une personne qui s’est documentée sur le sujet sans être directement concernée, car cela permet de confronter différents points de vue. Je n’avais jamais entendu parler du TDA/H avant de rencontrer, lors d’une formation pour adultes en reconversion, une femme de 46 ans diagnostiquée. Malgré un parcours riche, notamment comme cheffe d’entreprise, elle rencontrait d’importantes difficultés pour suivre, comprendre et assimiler les cours. Intriguée, j’ai beaucoup échangé avec elle afin de mieux comprendre les obstacles qu’elle rencontrait et les solutions qu’elle avait mises en place. Quelques mois plus tard, mon mari et moi avons commencé à observer chez notre fils aîné, alors âgé de 6 ans, des difficultés d’autonomie et d’apprentissage : attention fluctuante, concentration limitée, problèmes de mémorisation, difficulté à suivre des consignes longues, mauvaise gestion du temps et lenteur d’exécution. Son institutrice décrivait exactement les mêmes comportements à l’école. Nous avons alors fait le rapprochement avec mon ancienne camarade de formation et consulté une psychologue spécialisée dans le pré-diagnostic du TDA/H. Celui-ci a révélé une saturation de la mémoire de travail, suggérant fortement un TDA/H à confirmer médicalement. Nous avons attendu l’entrée en CE1 pour observer son évolution. Les difficultés se sont accentuées : devoirs interminables, résultats très variables, exercices souvent inachevés en classe malgré une bonne compréhension lorsqu’ils étaient repris à la maison. Notre fils expliquait lui-même qu’il « rêvait tout le temps », perdait le fil des activités et était très perturbé par le bruit ambiant. Son institutrice le décrivait comme un élève agréable et poli, mais peu autonome, souvent inattentif et nécessitant un accompagnement constant. Cette situation affectait progressivement sa confiance en lui et son bien-être. Nous avons alors consulté un médecin formé au dépistage du TDA/H. Le bilan réalisé avec son équipe a confirmé le diagnostic. Mettre un nom sur les difficultés de notre fils a été un véritable soulagement. Nous nous sommes sentis compris et avons enfin eu le sentiment de pouvoir être accompagnés efficacement. D’un commun accord avec le médecin, nous avons choisi de ne pas recourir à la médication dans un premier temps. Nous avons commencé une guidance parentale afin d’adapter notre fonctionnement familial. Après seulement deux séances, nous constatons déjà des progrès : davantage d’initiatives dans les tâches quotidiennes et une meilleure compréhension du temps grâce à un minuteur qu’il utilise régulièrement. Pourtant, nous sommes des parents attentifs à l’éducation et à l’hygiène de vie : alimentation peu transformée, activité physique régulière, très peu d’écrans et un sommeil suffisant. Il faut savoir que nous sommes des parents plutôt stricts : on nous dit régulièrement que nos enfants sont gentils, polis et très bien élevés. Nous accordons également une grande importance à notre alimentation, avec peu de produits transformés, peu de sucre, aucun bonbon, des petits-déjeuners salés ainsi qu’une consommation régulière d’oléagineux et de poissons riches en oméga-3. Par ailleurs, nous veillons à maintenir une bonne hygiène de vie pour toute la famille : entre 2 et 4 heures de sport par semaine, une heure maximum de télévision par semaine et aucun autre écran pour les enfants, ainsi qu’un sommeil de 10 à 11 heures par nuit, complété d’une sieste lorsque cela est nécessaire. Et pourtant... Cette expérience nous a montré que ces facteurs, bien qu’importants, n’expliquent pas tout. Les difficultés liées au TDA/H constituent un véritable handicap pour notre fils et une source d’épuisement pour toute la famille. Concilier travail, vie familiale et accompagnement d’un enfant présentant ce type de troubles représente un défi quotidien. Enfin, l’institutrice de notre fils m’a confié qu’avec ses collègues de CE1, elles avaient constaté cette année une hausse importante des difficultés d’attention chez les élèves nés en 2018. Certaines l’attribuent aux conséquences de la période Covid. Pour ma part, je reste sceptique sur cette explication et je m’interroge sur d’autres facteurs possibles, notamment les changements intervenus dans les politiques vaccinales (11 vaccins obligatoires soit 18 injections) des nourrissons/enfants à partir de 2018…
  4. Patricia Reinig
    Vos lettres sont très étudiées et intéressantes, bravo ! En ce qui concerne les problèmes intestinaux en général et maladies neurodégénératives, dans une autre lettre vous dénoncez l'alimentation moderne et vous avez bien raison. Mais je pense qu'il y a une autre dimension à aborder, très profonde et hélas difficilement mesurable, c'est l'importance des pensées, des peurs, des systèmes de croyances de tout à chacun qui influence directement "le cerveau" intestinal", tout aussi rapidement que lors d'une grande peur bien concrète on se "chie" littéralement dessus, tout ce que nous ruminons influence l'état de notre microbiote et toutes les conséquences qui en découlent...
  5. Soiz
    Merci Rodolphe pour votre lettre. Sachez qu'aux états unis depuis l'arrivée de JFK à la santé, de plus en plus de liens sont établis entre vaccination infantile et autisme… Les adjuvants ? Le vaccin lui-même ? Est-il bien normal de commencer la vie avec de plus en plus de vaccins alors que le principe vaccinal n'a pas besoin de l'industrie pour exister, il est naturel et automatique dès que la maladie est presque éteinte elle protège tous les contacts. Laissons la vie circuler et faire son travail au lieu de vouloir tout contrôler pour toujours plus de profits !
  6. Nathalie
    Bonjour, j'avoue avoir été aussi agacée par ma fille de 20 ans qui m'envoyait toujours des articles sur le TDAH, pour me montrer "regarde, je corresponds à tous les critères qu'ils citent, tu vois que je ne fais pas exprès d'avoir des difficultés à me concentrer sur 1 seule tâche pendant plus de 2h, j'ai vraiment du mal et besoin que ce soit accepté; je ne suis pas paresseuse, je vais y retourner, travailler, mais j'ai besoin de pauses". pendant le Covid je lui avais fait faire tout le programme de l'année de 3e en 3 mois, par tranche de 2h entrecoupées de pauses de 1h, 4 par jour donc 8h de travail, 6 jours par semaine, et ça s'est super bien passé, son niveau a beaucoup beaucoup progressé, ainsi que la peinture, le yoga, le goût pour la lecture, la calligraphie, la scupture, les langues. donc je crois qu'il y a vraiment des gens qui ont "besoin" qu'on accepte une différence de fonctionnement, pour obtenir des vrais résultats. Maintenant elle a 20 ans, études universitaires, et elle continue d'étaler son travail pour éviter de faire des séances de plus de 1h30 à 2h, et pouvoir y retourner ensuite. ça fonctionne.
  7. Frédéric
    Bonjour Monsieur, Votre article m’a énormément agacé. J’ai un TDAH récemment diagnostiqué et je pense savoir de quoi je parle sur ce sujet. Bien sur ce trouble (car c’est un trouble, une déficience) peut être réduit, on peut arrondir les angles par un traitement thérapeutique, par des rencontres de groupes, mais aussi par un traitement médical. Bien sur ce traitement médical doit servir à un tremplin pour la thérapie et non pas une fin en soi. J’ai compris aussi auprès de mon psychologue que la nature, le corps, pouvait apaiser les symptômes du TDAH par le sport, les activités qui nous plaisent par l’apport de dopamine naturelle. Mais il n’en reste pas moins vrai, que nous parlons ici d’un dysfonctionnement de la dopamine. Une mauvaise gestion de cette hormone par rapport aux gens, lambdas comme vous aimez les appeler. J’ai repris vos affirmations entre guillemets et répondu en gras/italique. Je suis en colère, mais je n’ai pas d’animosité contre vous. Je regrette seulement que vous ayez des idées préconçues. « Aucun de ces troubles n’est considéré comme une maladie » Ce n’est pas une maladie mais une déficience reconnue handicap par la MDPH « D’une part on observe, çà et là, un véritable soulagement d’adultes à voir leur « neuroatypie » reconnue et diagnostiquée. » C’est tout sauf un soulagement, bien au contraire, le monde s’écroule comme un château de cartes « Poussant un nombre croissant de quadragénaires (en moyenne) à aller se faire dépister un TDAH comme on irait se faire faire son thème astral. » A 90€ la séance, on n’y va pas de gaité de cœur, ça pique un peu au porte-monnaie. 4 séances plus deux chez le psy pour diagnostic final 410€ non remboursés « Est-ce une forme nouvelle de recherche de distinction ? Une étape supplémentaire du « développement personnel » également à la mode ? Ou bien une quête de solution et de réponse à une authentique souffrance ? » Je peux vous répondre le plus facilement du monde : chercher une réponse authentique à une souffrance bien réelle « J’ai du mal à me faire une opinion. » Et pourtant votre article est à charge contre les neurotypiques dont le TDAH « Contrairement à l’image d’Épinal du petit garçon incapable de rester assis sur sa chaise, le TDAH ne se résume pas au fait d’être « turbulent ». TDAH le H c’est AVEC ou SANS Hyperactivité, donc pourquoi mettez-vous forcément la turbulence en avant, même si, pour autant, vous précisez, le TDAH ne se résume pas au fait de. « Point important : pour parler de « trouble », ces traits doivent provoquer une véritable souffrance ou une gêne importante dans la vie quotidienne. Car sinon, nous sommes probablement très nombreux à pouvoir nous reconnaître dans cette description un lundi matin après une mauvaise nuit ! » Ceci est la grande différence entre vous et un TDAH : nous, nous ne le ressentons pas seulement un lundi matin après une mauvaise nuit, mais tout le temps, tous les jours, tous les mois, et toutes les années. (60 ans en ce qui me concerne) « Mais là encore : aucune prise de sang, aucun scanner du cerveau ne permet aujourd’hui de dire « vous êtes autiste » ou « vous ne l’êtes pas ». Le diagnostic repose sur une évaluation clinique. » Et alors, ne faites-vous pas confiance aux spécialistes du domaine ? Je vous invite à rencontrer ou appeler le Docteur Mathias Antoine : Adresse 58 Av. Aristide Briand, 38600 Fontaine Téléphone : 04 51 26 16 71 « Ce qui m’amène à la question suivante : si autant de personnes cherchent aujourd’hui à savoir si elles sont « atypiques », qu’est-ce que cela dit de notre conception de la normalité ? Nous vivons à une époque qui valorise comme jamais la différence, l’originalité, la singularité. » Le problème n’est pas de se reconnaitre différent des gens « normaux », ce qui n’existe pas du reste, le problème est d’arrêter de souffrir de ce décalage par rapport à la courbe de gauss centrale. Être différent pourquoi pas, souffrir de cette différence, non. « Être « comme tout le monde » est presque devenu une inquiétude, voire une tare. » Croyez-moi sur parole, j’aurais béni les Dieux d’être comme tout le monde si j’avais pu « Aujourd’hui, une partie de la population semble chercher exactement l’inverse : découvrir ce qui la rend unique, et l’afficher comme le trait saillant de son identité. » Ce que vous n’arrivez pas à comprendre, c’est que ces gens, comme vous les appelez, avec, soyez honnête, un certain mépris, souffrent d’être différents et ne cherchent en aucun cas de faire du zèle dans leur différence. « On voit également ce goût de la distinction à tout prix avec la recherche éperdue, chez toute une frange de la population, d’une identité sexuelle « non binaire » : on ne se définit plus comme homme ou femme, mais entre les deux, un mélange des deux, voire ni l’un ni l’autre. » Vous mélangez vraiment tout ! goût de la distinction ? Mais quel goût de souffrir de TDAH ? « Je n’associe pas ces deux phénomènes gratuitement : il y a quelques jours, dans un article du journal suisse « Le Temps », j’ai été frappé par le fait que presque tous les témoins cités dans un article consacré au TDAH dans le couple se définissaient comme « non binaire », « queer », et même BDSM[4] ! » Du n’importe quoi ! « L’autre effet pervers, que j’ai constaté à la fois chez certains parents au sujet de leur progéniture, mais également chez certains adultes, c’est l’excuse (je ne trouve pas d’autre mot) que peut aussi représenter ce « diagnostic ». « Je ne suis pas désorganisé : j’ai un TDAH. » » Vous êtes d’un mépris désarmant « J’ai conscience que pour beaucoup de personnes, cette découverte est probablement autant une révélation qu’un immense soulagement, qui leur permet de relire toute leur vie avec une nouvelle grille de lecture, un nouvel éclairage. » Votre affirmation montre bien que vous ne connaissez rien au sujet : lorsque l’on apprend que l’on a un TDAH, c’est tout sauf un soulagement. On fait un flashback de sa vie et on repère tous les moments où l’on aurait pu réussir, faire mieux, ne pas avoir honte, rater une rencontre, rater un poste …. Et j’en passe. Non ce n’est pas un « immense soulagement » comme vous prétendez le dire. « Une nouvelle grille de lecture, un nouvel éclairage », mais vous n’y êtes pas du tout, c’est carrément le contraire. C’est une remise question totale de sa vie, c’est un trouble immense, et une grande détresse. Vous ne savez rien du TDAH ! Ces gens qui se sont entendu répéter toute leur enfance qu’ils étaient paresseux, ou bizarres, ou trop rêveurs, ou trop intenses, ou trop dans leur monde, etc., etc., découvrent parfois qu’ils n’étaient pas « défectueux » : ils avaient simplement un mode de fonctionnement différent. Ces gens, oui, que vous appelez avec mépris, ils ont effectivement un fonctionnement différent (je me base sur le TDAH que je vie). Cette différence ne serait pas importante, s’il n’y avait pas souffrance, mais comme par hasard, je ne retrouve pas ce marqueur, pourtant primordial, dans votre article. « Ce réflexe est délétère, à mes yeux, car il est le signe que le diagnostic d’une neurodivergence, quel qu’il soit, a non seulement été pris pour argent comptant, mais pour définitif, empêchant tout travail sur soi, toute progression, toute évolution » Mais monsieur, avoir une neurodivergence n’empêche pas de travailler sur soi en thérapie TTC ou en groupe. Avec ou sans traitements médicamenteux. Votre article, à charge contre les neurodivergents est creux, vide, vous n’abordez pas le problème dans la souffrance que peuvent ressentir ces personnes, mais comme un luxe. « Un enfant qui s’est entendu dire, durant la majeure partie de son enfance, « ce n’est pas de ta faute mon chéri, tu es différent car tu es (mettez ici l’acronyme de votre choix) » intègre cette information comme un trait constitutif de son identité dont il aura le plus grand mal à se défaire à l’âge adulte, si toutefois il prend même conscience de la croyance limitante que cette étiquette constitue. » Dans mon enfance j’aurais préféré que l’on me dise que ce n’est pas de ma faute, et que l’on m’aide à traiter ce trouble, plutôt que de me dire à longueur de temps, tu es un fainéant, tu ne fout rien… et de recevoir des coups de martinets, ceintures, et de baffes. Et oui, dans les années 70 c’était normal. En conclusion je pense tout d’un coup à ma belle-fille qui a une spondylarthrite ankylosante En revenant de l’hôpital, sa mère lui demande : « et alors, à l’hôpital, tu as vu de vrais malades ? » Renseignez-vous mieux, votre mépris changera certainement en compassion. Frédéric
  8. CLAIRE
    Je réagis assez vivement à votre lettre car je me sens concernée. Mon commentaire est un peu long, vous n’êtes pas obligé de le publier. 
Vous faites visiblement partie du « camp » des neuro-typiques et vous semblez passer à côté des difficultés et mépris dont souffrent les neuro-atypiques ! NON, les neuro-typiques n’ont pas un cerveau « normal » (comme vous le dites !), ils font juste partie du groupe neurologique majoritaire. Et cette caractéristique leur a permis au fil du temps d’être ceux qui décident des normes et qui exercent un jugement collectif rapide sur les autres. Les neuro-atypiques ont un cerveau (ou d’autres organes aussi peut être ?) qui ne fonctionnent tout simplement pas comme celui du plus grand nombre. Il me semble que je suis neuro-atypique, en tout cas une chose est sûre, j’ai une dyslexie. J’ai pu avoir une scolarité normale, mais avec beaucoup d’incompréhensions du côté des enseignants, avec des réflexions désagréables devant toute la classe, ce n’est vraiment pas agréable je vous assure. On m’a tellement souvent dit que je posais des questions bizarres (même à l’âge adulte !) qui démontraient que je n’écoutais pas (or si je pose des questions, c’est justement parce que j’ai envie de comprendre, et que ce que j’entends ne me semble pas clair !), on m’a dit aussi que j’étais paresseuse, que je coupais la parole (mais c’est tellement épuisant d’attendre que l’autre ait fini sa phrase alors que mon esprit a déjà galopé plus loin), on m’enlevait des points en maths parce que j’avais fait des fautes d’orthographe (c’est la dictature du Français, n’avais-je pas le droit d’être bonne dans au moins une matière ?) … Peu d’enseignants ont été bienveillants. Ma chance est d’avoir eu des parents et frères et soeurs super aimants et compréhensifs, disant en toute circonstance que j’étais originale et merveilleuse, et j’ai aimé ma « différence », persuadée que mon « originalité » était une qualité. J’ai pu ainsi avancer joyeusement dans la vie. Dans son enfance, les enseignants disaient de mon mari qui bougeait beaucoup « on dirait qu’il est assis sur un hérisson ». Plus tard, ils disaient de notre fils « il est assis sur une pile électrique ». A chaque époque son vocabulaire … Nous avons une fille diagnostiquée HPI. Pour info, le quotient intellectuel supérieur à 130 est dépassé, les psychologues ajoutent des tests de logique qui leur semblent bien plus pertinents ! Beaucoup d’enseignants et d’adultes disaient que notre fille était impertinente (or parler à un adulte comme à un « pair » est une caractéristique de ces enfants-là !). Mais elle ne s’est jamais sentie en décalage, a eu beaucoup d’amies (un peu comme elle), et a eu la chance de rencontrer des enseignants merveilleux avec qui elle est toujours en lien. Étant très littéraire, après des études de philosophie, elle a été une enseignante très aimée des enfants difficiles (hé oui !), maintenant elle dirige une école et écrit des articles de réflexion dans diverses revues. Son mari est sûrement HPI et sans doute neuro-atypique dans bien des domaines. Comme vous le voyez, ils ne sont pas asociaux, ne revendiquent pas leur différence et ont trouvé leur place dans la vie et la société. Maintenant, ce sont nos petits enfants qui présentent des différences : inattentifs, bougeurs, inadaptés, dans leur monde, et tout cela est vrai d’ailleurs. A part quelques-uns, les enseignants n’ont pas beaucoup changés. Notre famille est là pour les entourer de bienveillance. Vous dites que s’emparer du diagnostique peut « empêcher tout travail sur soi, toute progression, toute évolution ». Cela peut être vrai si les professionnel manquent de discernement en annonçant le diagnostique. Mais vous êtes bien tranchant ! Je ne sais pas si le neuro-atypique peut évoluer … notre cerveau apprend à s’adapter, ce qui est TRÈS fatigant (et vous semblez l’ignorer !!!), et surtout les neuro-typiques ne cherchent pas à s’adapter à nous, parce qu’ils sont « normaux », eux !!! Je crois que notre cerveau reste ce qu’il est, et même après de nombreuses années (j’ai 70 ans !), je découvre encore en moi des modes de pensées divergentes que les autres me reprochent (tiens, et pourquoi me le reprochent-ils ?) et c’est très agaçant. Genre : « mais tu ne t’arrêtes jamais de penser ? » (ben non, et je ne fais pas exprès, et j’aimerais bien que mon cerveau se repose parfois); « tu opposes tout, tu es hégélienne (de Hegel) » (en fait, surtout, j’ai besoin d’une logique sans faille dans ce que vous dites, sinon il se produit un bug dans mon cerveau et VOUS en êtes la cause !) … Les neuro-typiques ont l’agaçante habitude de vouloir vous faire sentir qu’ils sont normaux et que votre différence est une « anormalité » qu’ils regardent avec condescendance (même soit-disant gentiment, cela fait de la peine) : il faudrait forcément raisonner comme eux, agir comme eux, comprendre comme eux … Et pourquoi pas l’inverse ? C’est la dictature du plus grand nombre ? En moi-même je rage, mais pour qui se prennent-ils ? Encore maintenant, j’ai du mal à comprendre certaines consignes (Ah les panneaux routiers qui vous indiquent une ville et au carrefour suivant la ville en question n’est plus indiquée, mon mari sait où aller mais pas moi; les papiers administratifs sur Internet où il faudrait deviner où cliquer, mais les mots ne me semblent ni clairs ni appropriés, et je dois demander de l’aide …). A chacune de ces situations, je transpire, mon cerveau est en mode « bug », je sens la panique m’envahir, cela me met mal à l’aise et je perds un temps fou ! Pourquoi ? Parce que tout est pensé et conçu par des cerveaux neuro-typiques. L’école surtout a été conçu par les neuro-typiques, ce qui fait qu’elle n’est pas adaptée aux neuro-atypiques ! Mais hélas, les neuro-atypiques sont si divers qu’on imagine mal une école qui serait adaptée à chacun. J’ai été cadre scolaire, et à l’occasion d’une journée pédagogique, un psychologue spécialisé nous a expliqué que si l’on adaptait les consignes, les devoirs, les cours, cela profiterait à l’ensemble des élèves car tout serait plus clair et plus logique. Pourquoi donne t-on 1/3 temps supplémentaire aux neuro-atypiques ? Tout simplement parce qu’ils perdent un temps fou à comprendre les consignes qui, je le répète, pourraient facilement être plus claires ! Mais les professeurs sont presque tous des neuro-typiques (s’étant toujours bien senti dans le système scolaire Français qui leur était adapté) et ne veulent pas faire l’effort de comprendre qu’il existe d’autres modes de pensée, ce qui leur demanderait un travail psychologique qu’ils ne veulent pas accomplir (et donc ces élèves-là sont forcément paresseux, inattentifs, dérangeants, on les renvoie du cours, ils sont punis …). J’ai vécu tout cela ! Alors, oui, je vous apprécie énormément, mais … là, je pousse mon coup de gueule ! Apprécierez-vous de passer votre vie à devoir vous adapter en subissant les punitions scolaires, puis les moquerie soit-disant gentilles, de vos collègues, proches, fonctionnaires administratifs ? S’il vous plaît, un peu de bienveillance envers ceux qui peinent et en ont marre des regards condescendants comme le vôtre !
  9. Michelle
    Intéressant ce thème Et les commentaires Je me pose cette question Avez-vous vu beaucoup d enfants /des adolescents montrer des troubles de l attention de l agitation lorsqu’ils sont installés devant un écran . !!? Par contre lors de discussions D échanges d explications à ce moment-là intolérance excitation agitation sont bien présentes ! Ne pas confondre la présence d un véritable trouble neurologique avec un manque éducatif qui provoque chez de nombreux enfants de l anxiété et de l agitation car depuis la naissance ils évoluent dans des milieux familiaux non sécures Les parents doivent accepter d évaluer la manière dont ils parlent et les liens qu ils tissent avec leurs enfants afin de se montrer adultes responsables et rassurants
  10. ZINCK
    Bravo Rodolphe pour cette belle analyse à laquelle j’adhère à 100 % Philippe
    1. Frédéric
      Renseignez-vous mieux avant d'adhérer aveuglément.
  11. Elisabeth
    Donner une opinion publique sur un sujet aussi grave et important qu’on ne maîtrise pas, c’est pas top… Vous devriez rencontrer des parents d’enfants diagnostiqués TSA ou TDAH et leurs parler des soi disant "excuses" pour expliquer le comportement de leurs enfants… Les diagnostics de TSA et de TDAH (je ne parle pas du HPI car ce n'est pas un diagnostic) sont sous diagnostiqués en France. Et le non diagnostic ou les diagnostics tardifs font des ravages, causes des souffrances terribles que personne n'explique. Il y a tellement de personnes : enfants, ado, adulte qui se retrouvent exclus de la société, marginalisée, en hôpital psychiatrique, qui se suicident ou déscolarisés, qui auraient pu être accompagné ou aidé de la bonne façon s'ils avaient été diagnostiqué. Vous n’imaginez pas à quel point un accompagnement adapté, une compréhension et une acceptation de son fonctionnement ça change tout ! Et plus tôt c'est fait moins il y a d'impact sur le développement de la personnalité (estime de soi entre autre).
  12. jean-marie.vasnier@orange.fr
    Cher Rodolphe, Merci à vous de reconnaître humblement que vous ne connaissez pas grand chose à ce sujet. signé par un vrai neurodivergent diagnostiqué par un docteur en psychiatrie et qui vous salue bien.
    1. Frédéric
      Je suis tout à fait de votre avis
  13. Odile Manunza
    Oui je comprend votre agacement face à cette multitude de cas de TDAH et HPI, cependant je voudrais souligner la véritable souffrance des enfants non diagnostiqués comme mon fils l'a été jusqu'à l'âge de 11 ans : tout d'abord il voyait bien qu'il était différent et n'arrivait pas à s'intégrer. Il en souffrait tellement qu'il se croyait fou et voulait se tuer. D'autre part on ne mesure pas les efforts continuels que font ces enfants pour s'adapter au système scolaire normatif et la fatigue intense que cela engendre, sans compter les conflits avec les enfants du même âge, les professeurs, les encadrants dans les activités de loisir...etc. Nous avons pu trouver une issue grâce à un établissement scolaire adapté et notre enfant a pu avoir son bac, mais à l'époque il n'y avait que deux collèges de ce type sur tout Paris... Est que cela a changé ? je n'en suis pas sûre... On oublie trop souvent qu'un échec scolaire cache des troubles bien plus profonds...
    1. jean-marie.vasnier@orange.fr
      Merci infiniment pour votre intelligence et votre lucidité. Malheureusemtn trop de Français voit cela uniquement comme un effet de mode et pour cause, car les neuroatypiques représentent moins de cinq pour cent de la population. Merci à vous
  14. Laure
    Bonjour, En effet vous avez raison sur un point, ne pas élever son enfant avec un discours différent de celui de la normalité, afin qu'il grandisse et ait confiance en lui et sans se trimbaler une étiquette atypique; mais tout en prenant en compte, et pour de vrai, ses différences qui le font souffrir lui et peut être ses proches dans toutes les difficultés psychosociales du quotidien. Donc non pas une mode, maos je dirai une avancée pour mieux comprendre, et surtout pas une blague distinctive pour marquer SA différence. Car je pense que ces personnes adultes et enfants avec des TDN aimeraient pourvoir le questionner comme vous, sans avoir derrière à devoir demander des retours sur avis, mais simplement à se dire pourquoi eux???
    1. Eve
      Je suis entièrement d'accord avec vous et lorsqu'on y est véritablement confronté, cela peut vraiment aider à avancer que d'identifier d'où viennent les difficultés à s'intégrer pleinement dans un groupe par ex, ou se sentir en permanence "décalé"....
  15. Sylvie
    Tout excès s’est négatif. Refuser de comprendre les différents fonctionnements de l’esprit comme c’était le cas avant il y a 40 ans ne permet pas à chacun d’exprimer son potentiel au mieux On est heureux quand on exploite ces capacités L’éducation a tendance à normaliser les enfants Le fait de s’intéresser et chercher à comprendre toutes les différentes structures de l’esprit et de la pensée est très positif et je pense que les 3 cas que vous citez sont insuffisants Comment expliquer que certains ont un don exceptionnel pour la musique, pour l’empathie, pour la réflexion dans l’abstrait, pour les langues …. Je trouve que le vocabulaire actuel est trop restrictif et à tendance une nouvelle fois à mettre les individus dans des cases Parcontre une analyse du potentiel de chaque enfant pourrait permettre une meilleure orientation dans sa vie On reconnaît facilement que tous les enfants n’ont pas les mêmes capacités physiques …. pourquoi ne pas reconnaître que les capacités intellectuelles, émotionnelles et autres ne sont pas les mêmes pour chaque individu
  16. alain
    Fantastique cher Monsieur ! Je vous suis depuis longtemps et c'est peu de dire combien j'apprécie vos articles . Mais avec ce dernier , vous , comment dirai-je , me libérez le souffle !! En effet , j'entends ma fille parler de son garçon qui serait TDAH , ce qui expliquerait sa tendance à la rêverie , à ne pas se concentrer ( apparemment sauf en classe ..) , à changer d'activité sans avoir terminé la précédente , bref un profil intellectuel intéressant , pas si "neuroatypique" que cela me semble t -il . Ce superbe mouflet de 10 ans est attachant , trop sensible sans doute , et , très protégé par sa maman :( . Je ne sais pas si vous êtes aussi psychologue , , mais ce "paravent " trop commode contre l'impuissance des mères-et des pères à gérer l'éducation de leurs enfants m'a toujours paru être une redoutable obstruction à la libre parole ..et au bon sens .Les mères s'en tirent à bon compte , pour le moment . L'addition leur sera présentée plus tard ,et aux enfants également . Bref vous m'avez conforté dans ce sentiment et fourni un vocabulaire tout prêt à présenter à celles et ceux qui oseront douter de cette "science" de réddition ....sémantique . Bravo pour vos articles !
  17. alain
    Fantastique cher Monsieur ! Je vous suis depuis longtemps et c'est peu de dire combien j'apprécie vos articles . Mais avec ce dernier , vous , comment dirai-je , me libérez le souffle !! En effet , j'entends ma fille parler de son garçon qui serait TDAH , ce qui expliquerait sa tendance à la rêverie , à ne pas se concentrer ( apparemment sauf en classe ..) , à changer d'activité sans avoir terminé la précédente , bref un profil intellectuel intéressant pas si "neuroatypique" que cela me semble t -il . Ce superbe mouflet de 10 ans est attachant , trop sensible sans doute , et , très protégé par sa maman :( . Je ne sais pas si vous êtes aussi psychologue , , mais ce "paravent " cntre l'impuissance des mères-et des pères m'a toujours paru être une redoutable obstruction à la libre parole ...Les mères s'en'tirent à bon compte , pour le moment . L'addition leur sera présentée plus tard ,et aux enfants également . Bref vous m'avez conforté dans ce sentiment et fourni un vocabulaire tout prêt à présenter à celles et ceux qui oseront douter de cette "science" de réddition ....sémantique . Brovo pour vos articles !
  18. caro
    Cher Rodolphe, j'ai justement évoqué la question des "étiquettes" collées aux personnes ce matin ... je vis depuis 50 ans avec un conjoint sans doute TDAH et alors ? nous allons bien tous les deux ! on arrive à surmonter ce qu'on ignore ( ce fameux trouble ) grâce à des compensations que l'on trouve inconsciemment ! alors à quoi servent ces étiquettes ? à alimenter la presse ou autre ?...
  19. Pascale
    Bonjour Rodolphe, article intéressant à mon sens car il met le doigt sur les nombreuses dérives de notre société : Une recrudescence de "troubles du neurodéveloppement" (les TND) dont on peut penser que soit ils existent car on les remarque désormais, soit ils explosent en raison de la "soupe chimique" dans laquelle nous baignons depuis les années 60. Je pense que ces 2 lectures sont vraies concomitamment. Par ailleurs, notre société met désormais en avant "la différence" comme s'il fallait s'en féliciter : et il s'agit bien alors d'une dérive car l'enfant "étiqueté" comme différent en souffre fatalement. Alors, phénomène de mode ? Dérive laxiste des valeurs d'éducation ?Je pense qu'il y a de cela, mais il y a aussi à mon avis un nombre réellement croissant d'enfants affectés par des troubles envahissant du développement à qui on offre que peu de remédiation pour les aider à s'adapter mais à qui l'on sert plutôt ce discours "inclusif" leur disant que "c'est à la société de s'adapter à eux", les laissant finalement avec leurs souffrances. En clair, on fait de la communication" sans aider réellement son prochain. Chacun peut se reconnaitre en tant soit peu dans certaines caractéristiques d'un TSA, TDAH, HPI....sans pour autant trimbaler le lourd tribu qui concerne les personnes qui le vivent. Pour elles, un diagnostic peut être salvateur afin de comprendre leur fonctionnement, leurs différences, non pas pour se dédouaner mais bien pour y remédier et/ou faire avec. A nous de les y aider concrètement sans faux semblant. Il s'agit d'accompagner, pas d'excuser.
    1. Serenari Roderick
      Rodolphe (moi c'est Roderick),grand merci pour cette salutaire mise au point,vraiment parfaite en tous points. J'en voudrais pour preuve une irrésistible envie de la transférer à ma fille (cinquantenaire!) et pourtant, tombant, à propos de sa fille pré-adolescente,dans tous les travers décrits, autant ceux presents que ceux à venir, d'ailleurs. Cette envie,est tempérée cependant par l'absence de moyens,adaptés pour une mise en garde,eclairée et persuasive,et j'en suis désolé, mais encore BRAVO
    2. Frédéric
      Mais madame, même si l'enfant TDAH non étiqueté souffre. Autant l'aider et l'accompagner dans cette différence et souffrance. Ça m'a cruellement manqué quand j'étais petit. Seul un, pas deux, mais un instituteur, m'a pris à part et demandé si tout allait bien à la maison.
  20. Filopon Luc
    Bonjour, Il y a 12 ans, j'ai été diagnostiqué Autiste Haut-Niveau par un psychiatre libéral après avoir fait 10 ans de psychiatrie ambulatoire dépendant de l'hôpital psychiatrique. Depuis internet et les réseaux sociaux, on trouve des outils d'autodiagnostic comme de l'automédication. En effet c'est devenu un effet de société dont certains professionnels de santé identifient sans être formés à utiliser un outil à cocher pour diagnostiquer un trouble. j'ai déjà rencontré des personnes diagnostiqués Autiste Asperger en contradiction du vrai neuroatypique. Le neurotypique diffère le neuroatypique. Alors que le deux participent à la neurodiversité. Oui, des personnes ne se définissent pas des nombreux troubles, car chaque trouble a un talent qui lui fait une force. Chaque trouble cache un talent et non un diagnostic futile pour exister dans une société en quête d'identité. Bien à vous Filopon Luc
  21. Michèle
    Cette "sélection" commence à l'école : comment un enfant, que l'on envoie tous les mercredis chez l'orthophoniste et/ou le psychomotricien juste parce qu'il n'a pas rempli une case dans les évaluations, peut-il se sentir comme les autres ???? Les copains ont leur mercredi pour jouer, lui, passe sa journée à se sentir différent !
  22. Monique Audoor
    Bonjour monsieur Bacquet, je lis vos 'articles' avec grand intérêt depuis plusieurs années. Mais, ici, à propos du TDA/H, il faut que je réagisse. J'ai 77 ans et je suis atteinte du TDA sans hyperactivité depuis...ma naissance. Je me suis "autodiagnostiquée' il y a 17 années suite à un séjour aux Pays-Bas où j'ai découvert ce trouble. A ce moment là, il n'y avait pratiquement aucun site internet qui en parlait et mon médecin traitant ne connaissait pas ce trouble. J'ai toujours souffert de l'incompréhension et du rejet de mon entourage. Je me suis énormément renseignée et documentée ces dernières années et si je ne me suis pas faite diagnostiquer par un professionnel, c'est parce que je suis retraitée. Mais les symptômes, même si je les connais, sont très difficiles à surmonter et à faire disparaître même dans ma vieillesse. Voilà. Je veux dire et crier que c'est un vrai handicap ...handicapant dans la vie de tous les jours. Merci de me lire.
  23. Solange
    Bonjour, comme je suis d'accord avec vous, combien de personnes se cachent derrière des diagnostics,pour faire passer leurs pseudo différences Merci beaucoup
  24. Serge
    Un effet de mode, comme dit Lucile, mais bien plus. Chez les seniors, pour diagnostiquer Alzheimer, on ne parle plus de plaques amyloïdes car on en trouvent trop sur des sujets non concernés mais de neuropathie légère à sévère. Ma main à couper que dans quelques années, on aura trouver une autre cause. La peur fait vivre notre élite et rend docile
  25. Cécile
    Tristement ces dénominations relèvent surtout de la corruption ... Ce sont les laboratoires et leurs petite molécules qui ont mis en place ces diagnostics très délétères pour les patients. À l'origine de graves erreurs éducatives, telles que l'enfant roi...Et aussi toute une évolution sociétale. Beaucoup à dire!! Je suis psychiatre.
    1. Melhoar
      La dénomination d’autisme vient de la psychanalyse à partir du raccourcissement de la notion d’autoerotisme de Freud. Avec Hans Asperger, psychiatre nazi, c’est une élimination de masse des individus qui ne sont pas assez productifs pour la société qui s’est mise en place. Rien de vraiment à voir avec des lobbies pharmaceutiques. Le trouble autistique ne vient pas de l’éducation, il y a plein d’études sur le sujet. Pareil pour le TDA/H. L’autisme ne se soigne pas, il n’y a pas de traitements pharmaceutiques existants. Pour le TDA/H, si le traitement de référence est le methylphenidate (un traitement loin d’avoir les effets secondaires graves habituels en psychiatrie), cela va avec du soutien psychologique (TCC par exemple), une pratique sportive, des techniques d’adaptation, et aussi une attention à son alimentation et aux éventuelles carences (vitamine D, zinc, magnésium, oméga 3 …). Des alternatives au methylphenidate « naturelles » sont aussi expérimentées (safran, pycnogenol, Klamath, …).
  26. Isabelle
    bonjour, une connaissance m'a dit la semaine dernière que son fils de 11 ans était diagnostiqué autiste léger et que sa fille de 9 ans semblait elle aussi avoir le même diagnostic. Elle me dit qu'elle va se faire tester aussi car elle pense qu'elle est elle-même à tendance autistique, ce qui expliquerait ses difficultés à aborder les gens dans certaines situations ou son mal être dans la foule etc .J'ai du mal à croire que l'autisme soit héréditaire et cette dame travaille dans un centre social depuis plus de 10 ans, anime des activités de groupe sans difficulté ! Je ne comprends pas bien cette envie d'être diagnostiquée pour se rassurer sur sa façon d'être
    1. Melhoar
      Je dirais que c’est plutôt pour se comprendre et savoir qu’est-ce qui marche pour aller mieux.
  27. knysz
    Je suis d'accord avec votre article d'autant plus que je suis une orthophoniste à la retraite et que mon syndicat lutte pour une autre approche de la personne humaine
  28. Vaissiere Christine
    En effet, on se demande aujourd'hui qui est réellement "normal ", en fait, qu'est-ce que ça veut dire...et je pense que l'impact des exigences scolaires et professionnelles est énorme...le décalage se creuse entre des êtres humains en permanente évolution, comme il se doit... et un système en retard sur nos évolutions... et sans doute une "étiquette" apporte t-'elle une sorte de réconfort quand on est en grande difficulté de fonctionnement social, mais elle coince aussi dans une posture...à une époque où les différences individuelles ne cessent d'augmenter...au détriment de la cohésion du groupe humain que nous constituons!
  29. Bertrand
    Peut-on y intégrer la dyslexie ? Peut-être aussi ceux qui se prennent pour des animaux ?
  30. Marie-Noëlle
    Merci Rodolphe pour cette magnifique analyse ! J'ai un ami tdha, un vrai ,qui vient souvent chez moi , parfois y dormir parce qu'il a besoin de silence et de la nature avec laquelle il est complètement en unité. Il est tellement créatif qu'on ne s'ennuie jamais avec lui. il a une vie complètement dispersée, des dizaines de projets en route, des galères, galères d'argent entre autre mais il s'en fiche, va donner des coup de mains à droite, à gauche, disparait, réapparait... On ne s'ennuie jamais avec lui. Il a cette qualité incroyable d'être toujours dans l'instant présent et donc, j'apprends beaucoup avec lui. ( parfois je m'énerve un peu aussi )Il a une façon de penser que je n'arrive pas toujours à cerner.C'est aussi un champion de la synchronicité. Il fait du yoga et du Oming et il a une belle dimension spirituelle. Il y a des gens qui ne l'apprécient pas . Pour ma part, je suis très reconnaissante de le connaitre... bien cordialement...

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