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Bien vieillirSanté & sensations9 août 20264 min2 vues
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D’Artagnan contre les fuites urinaires

Rodolphe Bacquet 9 août 2026

Chers amis,

Comme promis, je vous invite aujourd’hui à poursuivre notre « état des lieux » des problèmes de santé de la sphère intime, et des solutions qui s’offrent à vous pour améliorer progressivement la situation.

C’est d’ailleurs, je vous l’annonce ici, un point fondamental : toute amélioration est progressive

… tout comme la dégradation est, elle aussi, progressive.

Où vous situez-vous ?

Car des fuites urinaires n’arrivent jamais seules.

C’est plutôt un spectre, qui va du plus léger au plus sérieux :

  • Au stade le plus léger, ce sont juste quelques gouttes qui s’échappent quand vous riez, toussez, ou soulevez quelque chose de lourd ;
  • un peu plus loin sur le spectre, ce sont ces envies pressantes qui vous font repérer les toilettes avant même d’être arrivée, au point de gâcher certaines sorties ;
  • encore plus loin, ce sont des nuits interrompues pour aller aux toilettes, une vie intime mise entre parenthèses par peur d’un accident ;
  • et au stade le plus avancé, les fuites s’accompagnent souvent d’autres troubles bien plus handicapants au quotidien : cystites à répétition, mycoses gênantes, dermites causées par l’humidité, douleurs dans le bas-ventre, constipation chronique…

Où que vous vous situiez sur ce spectre aujourd’hui, sachez une chose : vous pouvez agir, quel que soit votre âge, et quel que soit votre stade.

Si vous souffrez de fuites urinaires et que vous vous reconnaissez dans au moins un de ces signes, vous êtes au bon endroit pour découvrir des solutions progressives, non invasives et surtout durables.

Je vous expliquais, dans mon dernier message, ce qu’il se passait dans votre corps lors d’une perte d’urine.

Tout cela part souvent d’une seule et même cause : d’un déséquilibre de la répartition des pressions sur le corps, et non pas d’un simple manque de force du périnée, comme beaucoup le pensent.

Il y a une raison anatomique au fait que les femmes sont davantage sujettes aux fuites urinaires.

Les femmes ont une « fragilité » que les hommes n’ont pas : la fente uro-gynécologique, ce passage nécessaire à l’accouchement, qui constitue un point de faiblesse structurelle.

Après la ménopause, la baisse d’œstrogènes fragilise encore plus votre zone pelvienne.

Ce qui vous a permis de donner la vie est aussi ce qui vous rend plus vulnérable aux fuites.

Pourquoi muscler son périnée ne suffit pas

Rappelez-vous que ce sont « les Trois Mousquetaires » de votre santé intime : le diaphragme, la sangle abdominale et votre plancher pelvien, qui doivent travailler ensemble, de manière coordonnée pour retrouver votre continence.

Si vous avez des fuites urinaires, on vous a probablement déjà conseillé les exercices de Kegel (exercices de contraction volontaire des muscles du périnée).

Il est fort possible que vous n’ayez obtenu aucun résultat.

Ce n’est pas étonnant.

Le souci avec ces exercices, c’est que la plupart des gens les font trop intensément, en cherchant à muscler le périnée comme un biceps.

Or votre plancher pelvien est composé à 95 % de tissu conjonctif : un tissu qui sert à soutenir, relier et faire tenir ensemble les autres tissus et organes.

Ce tissu est capable d’une contraction longue mais de faible intensité.

Vouloir le muscler comme un biceps ne fait qu’épuiser une structure qui n’est pas conçue pour ça.

Ce qu’il vous faut, ce n’est pas davantage de force.

Mais davantage de tonus, de coordination et une bonne gestion des pressions entre vos Trois Mousquetaires.

Je vous propose deux petits exercices à mettre en place dans votre quotidien.

Ces exercices permettent de travailler en douceur et en synergie pour renforcer vos Trois Mousquetaires.

1. Le « chandelier »

Debout, genoux légèrement fléchis, dos étiré, bras levés en croix puis au-dessus de la tête.

Inspiration ample par le nez, puis expiration lente et complète par la bouche.

On tient 8-10 secondes, on relâche, on respire normalement.

3 à 5 répétitions.

2. La « grenouille » (à quatre pattes)

Mains sous les épaules, genoux sous les hanches, dos plat.

Même respiration : inspiration nasale, et expiration complète par la bouche.

On tient 8-10 secondes en sentant le périnée remonter, on relâche.

3 à 5 répétitions.

Je vous souhaite une belle découverte de ces exercices !

Portez-vous bien,

Rodolphe Bacquet

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