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AlimentationSanté et émotions27 septembre 202617 min119 vues
24 commentaires

Sommes-nous tous bipolaires ?

Rodolphe Bacquet 27 septembre 2026

Chers amis,

La bipolarité, un trouble mental caractérisé par une alternance de phases maniaques et dépressives (d’où son ancien nom de « psychose maniacodépressive »), a fait l’objet d’un brusque coup de projecteur il y a un an et demi, lors de la parution d’un livre du journaliste et animateur radio Nicolas Demorand, Intérieur Nuit[1]. 

Si vous êtes auditeur de France Inter – et même sans cela – il est peu probable que vous soyez passé à côté de l’info.

Le livre de Demorand s’est écoulé, aux dernières nouvelles, à environ 200 000 exemplaires[2].

Il a, comme on dit dans le métier, « trouvé son public ».

Pourquoi vous en parler maintenant, et surtout vous parler de bipolarité ?

Eh bien, parce que je viens (seulement) de lire cet opuscule, et que certaines choses m’ont sauté aux yeux. Peut-être aux vôtres aussi.

Demorand m’agace… mais il a raison

D’abord, quelques explications.

Je n’ai pas lu le livre de Demorand à sa sortie pour deux raisons.

La première, c’est que Nicolas Demorand m’agace. Il m’agaçait déjà il y a une vingtaine d’années, quand il était à la tête de la Matinale de France Inter, avant d’être remplacé par Patrick Cohen.

Et pourtant, j’ai continué à l’écouter régulièrement chaque matin depuis son retour aux affaires, qui a coïncidé, je crois, avec le début du premier quinquennat macronien.

Pourquoi ? Parce que la matinale de Demorand, co-animée jusqu’à il y a peu avec Léa Salamé, constituait à mes yeux un excellent thermomètre de la doxa en vigueur.

C’est très simple : la ligne éditoriale de Demorand et de Léa Salamé, c’est tout simplement celle du pouvoir en place. Cette docilité, cette servilité presque – pardon, mesdames et messieurs les journalistes – est l’expression achevée de ce qu’il faut penser ou faire pour être « dans le rang ».

Ce parfait alignement de longueurs d’ondes entre l’Élysée et la Maison ronde, où siège Radio France, s’est exprimé ad nauseam lors du Covid, quand chaque matin Nicolas Demorand égrenait sans sourciller les derniers chiffres des morts du Covid, accablait Didier Raoult ou chargeait les « antivax ».

Ce n’était pas un travail de journaliste : c’était du travail de propagandiste au service de la politique sanitaire en vigueur, et qui se donnait à entendre aussi en creux par le choix des spécialistes que Demorand n’invitait pas.

Durant toute cette période, pas un Luc Montagnier, pas une Alexandra Henrion-Caude, pas un Christian Perronne, pas un Michel de Lorgeril ne furent une seule fois invités à la Matinale de France Inter.

Pour un service public censé garantir à ses auditeurs une information sinon objective, du moins impartiale, c’est une faillite morale.

La seconde raison est encore plus personnelle : je n’ai pas attendu Nicolas Demorand pour apprendre ce qu’était la bipolarité.

L’une de mes anciennes amies proches était bipolaire. J’en parle au passé car elle a unilatéralement coupé les ponts avec moi lorsque j’ai pris publiquement position contre le pass vaccinal. Nous étions amis depuis plus de quinze ans.

Son cas à elle – appelons-la D. – est conforme à ce que raconte Demorand dans son bouquin, et que connaissent par cœur les personnes bipolaires ou qui côtoient les bipolaires : l’alternance entre des moments d’intense activité et même de joie de vie (phases maniaques), et des moments tellement sombres (phases dépressives) qu’ils peuvent conduire à une tentative de suicide.

Comme Demorand, D. a développé sa bipolarité assez jeune (la maladie touche les jeunes adultes et reste ensuite à demeure) ; comme Demorand elle a connu une errance médicale ainsi qu’un tâtonnement constant des médicaments prescrits et de leur dosage ; mais contrairement à Demorand, sa bipolarité a été diagnostiquée plus vite.

Bref : Demorand, comme journaliste somme toute assez servile, m’agace prodigieusement ; mais comme malade, comme patient, il a, je dois le lui reconnaître, raison.

« Je suis un malade mental »

J’écoutais France Inter lorsque, un matin de début 2025, Nicolas Demorand fit en direct son « coming out » de patient bipolaire en déclarant à l’antenne : « je suis un malade mental », qui est également la première phrase de son livre.

Ce livre, peut-être l’avez-vous lu. Il se lit très vite, à la fois parce qu’il est très court, et parce qu’il est, je dois là aussi le reconnaître, bien écrit.

Je comprends que la parution d’Intérieur Nuit, et le fait qu’il soit signé par le matinalier à l’époque le plus écouté de France, ait été considéré comme un « porte-voix » pour de nombreuses personnes souffrant directement ou indirectement de bipolarité (car avoir un proche bipolaire n’est pas facile).

Le parcours de Demorand, comme tout patient, est singulier, mais il est exemplaire dans la mesure où il a fallu plusieurs années et plusieurs psychologues pour que le bon diagnostic soit posé.

C’est ce qu’on appelle l’errance médicale. Chaque année, des dizaines de milliers de Français en pâtissent – et pas que pour la bipolarité : combien de Lyme, combien de SFC, combien de crypto-infections plongent ceux qui en souffrent non seulement dans l’horreur d’être physiquement et/ou mentalement diminués, mais en outre dans le désarroi de n’être ni crus, ni correctement pris en charge par la médecine ?

Mais je reviens à la bipolarité, car Demorand dit vrai lorsqu’il écrit que la maladie mentale est mal comprise, mal perçue en général, et la bipolarité en particulier, vraisemblablement sous-diagnostiquée en France.

En 2023, un document officiel estimait que les troubles bipolaires toucheraient entre 1 et 5 % de la population adulte en France[3].

Cela signifie qu’au plus bas, il y aurait 600 000 bipolaires en France, et vraisemblablement plus d’un million. C’est considérable.

Il y a une dizaine d’années, c’étaient 80 000 personnes qui étaient prises en charge par an pour un trouble bipolaire en France métropolitaine[4]. Je n’ai pas trouvé de chiffre plus récent mais la fondation FondaMental estimait que cette prise en charge progressait de 2,6 % par an chez les hommes et de 3,4 % chez les femmes.

Y a-t-il de plus en plus de bipolaires ?

Hors de France, les diagnostiques de bipolarité sont également de plus en plus nombreux.

Une étude[5] portant sur les données de soins primaires britanniques a constaté une augmentation de la prévalence enregistrée du trouble bipolaire entre 2001 et 2018, passant de 0,15 % à 0,357 %, soit plus du double.

Dans la même étude, la prévalence de bipolarité à Hong Kong serait, elle, passée de

0,066 % à 0,184 % sur la même période, soit presque un triplement.

En Australie-Méridionale, une enquête populationnelle trouvait une prévalence diagnostiquée de 0,5 % en 1998, de 1,0 % en 2004 et de 1,5 % en 2008, soit là aussi un triplement[6].

Est-ce à dire qu’il y a, dans les pays développés, de plus en plus de bipolaires ?

C’est difficile à dire, mais je remarque deux choses.

La première, c’est que cette forte progression de diagnostics de bipolarité représente certainement avant tout un « rattrapage » des pratiques diagnostiques.

Jusqu’ici, les troubles bipolaires pouvaient être soit par erreur confondus avec une schizophrénie, ou avec une dépression.

La bipolarité est particulièrement difficile à identifier parce que le premier épisode est très souvent dépressif. Un patient peut donc être diagnostiqué comme dépressif pendant plusieurs années avant qu’un épisode maniaque ou hypomaniaque permette de requalifier le trouble.

L’Assurance Maladie estime qu’il s’écoule souvent environ dix ans entre le début de la maladie et le diagnostic adapté[7]. C’est précisément ce qui est arrivé à Demorand.

Or, comme ce dernier le souligne à juste titre, les médicaments utilisés pour soigner les dépressifs – les bien nommés antidépresseurs, dont les Français font, vous le savez, une consommation exubérante – aggravent la bipolarité.

Plus exactement ils donnent l’illusion que tout va bien, qu’il n’y aura plus de crise… et ce faisant font le lit des « phases maniaques » qui à leur tour vont donner plus de relief aux « phases dépressives ».

Pour le dire crûment : un maniaco-dépressif n’est pas un dépressif, et si la dépression est, dans l’ensemble, une maladie dont on peut guérir, la bipolarité est, elle, une maladie avec laquelle on est condamné à vivre.

Quant à la seconde chose… je l’ai trouvée dans le livre de Demorand… alors que lui-même ne formule jamais clairement.

Les causes de la bipolarité

Cette seconde chose concerne en effet les causes de la bipolarité.

Peut-être pas les causes profondes, initiales, mais à tout le moins les facteurs aggravants.

En effet, si les principales études sur la bipolarité ne s’accordent pas sur l’augmentation de la prévalence de la maladie – une vaste méta-analyse américano-portugaise de 85 études dans 44 pays, couvrant 1980-2012, a estimé la prévalence du spectre bipolaire à environ 1,02 %, sans augmentation significative sur cette période[8], quand une méta-analyse chinoise, sur la même période, relevait, elle, une augmentation[9] – elles s’accordent sur… le flou complet concernant les causes.

Personne ne sait exactement ce qui provoque la bipolarité.

Est-ce une prédisposition génétique ? L’hygiène de vie ? L’alimentation ?

Probablement les trois à la fois, même si l’on n’a, à ma connaissance, trouvé ni gène de la bipolarité, ni alimentation « bipolarogène » … encore que la psycho-nutrition reste l’un des immenses points aveugles de la psychiatrie contemporaine.

Néanmoins, moi qui travaille dans la santé naturelle depuis quelques douze années, plusieurs choses m’ont sauté aux yeux dans le récit de Demorand, des choses tellement évidentes pour moi, qu’elles ne lui ont semble-t-il même pas effleuré l’esprit.

C’est précisément, son hygiène de vie.

Demorand raconte sa « routine » de matinalier, ses très courtes nuits, soit provoquées par ses insomnies, soit – c’est plus intéressant – par ses levers systématiques à 3h du matin.

Le sommeil n’est pas simplement le moment où notre cerveau « se met en pause ». Pendant que nous dormons, notre organisme règle une foule de paramètres, température corporelle, sécrétion hormonale, métabolisme, système immunitaire, consolidation de la mémoire…

Et surtout, il remet à l’heure notre horloge interne.

Or cette horloge est précisément l’un des points communs les plus frappants que l’on retrouve chez les personnes bipolaires[10].

Les troubles du sommeil et les perturbations du rythme veille-sommeil sont extrêmement fréquents chez elles.

Mais ce qui est encore plus intéressant, c’est que ces perturbations peuvent précéder les épisodes.

Les troubles du sommeil peuvent « annoncer » une bipolarité plus d’un an à l’avance

Une méta-analyse de 16 études a permis d’établir que les anomalies du sommeil peuvent apparaître plus d’un an avant le début d’un trouble bipolaire, parfois dès l’enfance ou l’adolescence[11]. La diminution du besoin de sommeil était notamment associée à l’apparition ultérieure d’un épisode maniaque.

Autrement dit, le sommeil n’est pas seulement une « victime » de la bipolarité.

Il pourrait aussi, chez certaines personnes vulnérables, participer à son déclenchement.

Et c’est là que l’histoire de Nicolas Demorand devient troublante.

Pendant des années, il s’est levé à 3 heures du matin. Pas de temps en temps, non, tous les jours (ou plutôt toutes les nuits) !

Avec, par-dessus le marché, des nuits très courtes et des périodes d’insomnie.

Cela ne signifie absolument pas que se lever à 3 heures du matin « rend bipolaire ».

Des millions de boulangers, d’infirmières, de chauffeurs, de journalistes, de travailleurs de nuit et de parents de jeunes enfants vivent avec des horaires qui feraient pâlir n’importe quel spécialiste du sommeil sans jamais développer de bipolarité.

Mais lorsque cette vulnérabilité existe déjà, le dérèglement du sommeil pourrait bien être l’une des « étincelles ».

Une vaste revue consacrée aux facteurs déclenchant les épisodes bipolaires a notamment retrouvé, parmi les facteurs susceptibles de précipiter une décompensation, la diminution du sommeil et les événements stressants. Pour les épisodes maniaques, les données les plus solides concernaient notamment certains traitements antidépresseurs[12].

Et là, je me demande pourquoi aucun des psychologues que Nicolas Demorand a consultés tout au long de sa vie de patient ne l’a alerté sur ces paramètres aggravants ?

En tout cas il n’en parle pas dans son livre.

Mais, depuis, les choses ont changé pour lui, puisque Nicolas Demorand a disparu de la matinale de France Inter il y a un peu moins d’un an suite à une rechute aggravée de sa phase dépressive, et il n’est pas retourné à ce poste.

Autrement dit : il ne se lève (a priori) plus à 3h du matin, ce qui ne peut que l’aider à aller mieux…

Il y a en revanche autre chose dans son hygiène de vie, telle qu’il la raconte, qui « nourrit » littéralement sa bipolarité : c’est son alimentation.

De quoi se nourrit la bipolarité ?

Ce qui suit est un argument en faveur de l’augmentation et du développement du trouble bipolaire.

Nicolas Demorand raconte en effet que sa principale source d’alimentation, ce sont… les livreurs.

Mais lorsqu’on passe sa vie à travailler, qu’on se lève à 3 heures du matin, que l’on rentre tard et que l’on n’a plus le temps – ou l’envie – de cuisiner, il est malheureusement assez probable que ses repas soient souvent constitués de plats préparés, de restauration rapide, de snacks et, plus généralement, de produits ultra-transformés.

Je le disais, la psycho-nutrition reste encore un angle mort des prises en charge des pathologies mentales.

Quelques études commencent à faire bouger les lignes.

Une revue systématique publiée en 2022 a recensé 60 études consacrées spécifiquement aux liens entre nutrition et trouble bipolaire. Les résultats sont limpides :

« Les personnes atteintes de trouble bipolaire (TB) présentent des taux plus élevés de modes de vie malsains et un risque accru de comorbidités médicales. Les recherches actuelles suggèrent que les facteurs alimentaires pourraient jouer un rôle dans le développement de la dépression et de l’anxiété »[13]. 

Ce n’est pas la malbouffe qui provoque la bipolarité, mais elle l’entretient.

Quand on souffre d’un trouble qui expose déjà davantage aux problèmes métaboliques, l’alimentation devient un paramètre particulièrement important à surveiller.

Quelqu’un l’a-t-il dit à Nicolas Demorand ?

Car les auteurs de l’étude recommandent précisément une alimentation riche en fruits, légumes, et produits de la mer.

Je vous ai récemment écrit au sujet des sardines. Je ne prétends pas qu’une assiette de sardines peut soigner un trouble bipolaire, mais il est tout de même intéressant de constater que, parmi les pistes nutritionnelles étudiées, les oméga-3 et les produits de la mer figurent justement parmi celles qui donnent les résultats les plus encourageants.

Bref, l’alimentation pourrait être un facteur modifiable parmi d’autres dans une maladie dont les causes sont justement multiples.

Car si certains aliments ou certains nutriments peuvent potentiellement contribuer à une meilleure santé cérébrale, qu’en est-il d’une alimentation qui en est presque dépourvue ?

Une alimentation dominée par les produits ultra-transformés, les sucres raffinés, les graisses de mauvaise qualité et les aliments pauvres en fibres ?

Nous n’avons pas aujourd’hui la preuve formelle que les aliments ultra-transformés provoquent, ou aggravent, la bipolarité.

Je préfère le dire clairement, parce que la tentation serait grande de faire un raccourci.

Ce que nous savons, en revanche, c’est que la consommation importante d’aliments ultra-transformés est associée à davantage de symptômes dépressifs et anxieux dans la population générale.

C’est ce qu’a notamment révélé une autre méta-analyse, datant de 2022 également et portant sur plus de 260 000 personnes[14].

C’est pour le moins un indice clair, ne trouvez-vous pas ?

D’autant que les personnes souffrant de bipolarité présentent fréquemment des problèmes métaboliques : surpoids (c’est le cas de Demorand…), obésité, résistance à l’insuline, diabète, maladies cardiovasculaires…

Nicolas Demorand a eu le courage de parler publiquement de sa maladie. Il a, ce faisant, contribué à la « prise de conscience » de l’ampleur de la prévalence de la bipolarité, souvent soit cachée, soit honteuse.

Son errance médicale, outre les problèmes de diagnostic, révèle à mes yeux autre chose. C’est le retard considérable de la prise en charge de l’hygiène de vie du patient en général, et psycho-nutritionnelle en particulier, dans un pays qui ne « jure » que par les molécules chimiques (cela dit, bon point que mentionne l’auteur, la TCC, la thérapie cognitive et comportementale, rentre également en compte dans la prise en charge à Sainte-Anne).

Donc, sans rancune Nicolas, et puisses-tu trouver une planche de salut dans cette prise de conscience dont ton livre ne dit mot.

Peut-être que, bien que journaliste, tu n’as pas eu accès aux bonnes infos ?

Quant à vous, chers lecteurs, je vous invite à me donner votre sentiment et/ou votre expérience sur la bipolarité et sa prise en charge en commentaire.

Portez-vous bien,

Rodolphe


Sources :

[1] Intérieur Nuit, Édition Les Arènes, 2025

[2] Voir la source Emilie Grangeray, « Nicolas Demorand reprend le micro pour revenir sur sa bipolarité et aider, « si besoin » ceux qui souffrent de maladie mentale », dans Le Monde, le 15 juin 2026

[3]Voir la source , République française, « Parcours de soins pour patients bipolaires », Legifrance, le 31 mars 2023

[4] Voir la source Santé Publique France, « La prise en charge des troubles de l’humeur », dans Fondation Fondamental, le 25 avril 2017

[5] Voir la source Vanessa WS Ng, “Prévalence des troubles bipolaires et utilisation des médicaments psychotropes à Hong-Kong et au Royaume-Unis », dans National Library of Medicine, le 20 juillet 2022

[6] Voir la source Amit Zutshi, « Évolution de la prévalence des troubles bipolaires entre 1998 et 2008 au sein d’une population australienne. » dans National Library of Medicine, mars 2011

[7] Voir la source Assurance Maladie, « Comprendre le trouble bipolaire », Améli, le 5 juillet 2024

[8] Voir la source Ana Lucia R Moreira, “Revue et méta-analyse des études épidémiologiques sur le trouble bipolaire chez l’adulte, dans National Library of Medicine, novembre 2017

[9] Voir la source Xirui Liu, « Charge mondiale, régionale et nationale du trouble bipolaire : une analyse des tendances de 1990 à 2021 » dans National Library of Medicine, le 15 janvier 2026

[10] Voir la source Matias Carvalho Aguiar Melo, « Altérations du sommeil et du rythme circadien chez les personnes à risque de troubles bipolaires : une revue systématique », dans National Library of Medicine, décembre 2016

[11] Voir la source C Pancheri, « Une revue systématique des altérations du sommeil annonçant l’apparition d’un trouble bipolaire », dans National Library of Medicine, 25 février 2019

[12] Voir la source Catarina Rodrigues Cordeiro, « Facteurs déclenchants des épisodes aigues de l’humeur dans le trouble bipolaire : une revue systématique », dans National Library of Medicine, le 13 mars 2023

[13] Voir la source Fernanda C. Gabriel, « Nutrition et trouble bipolaire : une revue systématique » dans Neurosciences nutritionnelles, le 24 mai 2022

[14] Voir la source Seyadeh Narges Mazloomi, « Association entre la consommation d’aliments ultra-transformés et les troubles de la santé mentale chez l’adulte », dans National Library of Medicine, le 12 septembre 2022

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24 commentaires

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  1. Pierre Audebert
    Bonjour Mr Bacquet, Votre article sur le bipolarisme est intéressant, et brille en particulier sur votre tolérance, et votre reconnaissance des points positifs du livre de Mr Demorand. Je partage, nonobstant, votre point de vue sur pas mal de journalistes, mais je suis en désaccord avec vous sur d’autres points que je détaille ci-dessous. Bravo donc pour cet article intéressant aux vues modérées. Par contre, en tant que chercheur moi-même, j’aimerais revenir sur vos « chéris » Mrs Raoult, Montagnier, Peronne, Henrion-Caude et De Lorgeril. Les trois premiers furent de bons scientifiques, avant de tourner vers une forme de « folie » déclenchée de mon point de vue par une soif inextinguible de notoriété publique (ils n’en étaient pourtant pas privés, mais la pépie vient en buvant, que voulez-vous…) Je porte, au cas où vous l’ignoreriez, à votre connaissance qu’autour d’un prix Nobel de chimie sur trois (pas des médecins pourtant, et dans le cadre d’une science plus « démontrée » !) la personne est victime de ce syndrome. Je n’en veux pour exemple que le cas de H. Kroto (découverte du C60), et A. Suzuki (couplage de Suzuki-Miyaura). J’ai en personne écouté une conférence (plénière !) de Mr Kroto au cours de laquelle il montrait un caniche « lego » ressemblant à la molécule étudiée au cours de sa thèse (difficile de ne pas en rire). Quant à Mr Susuki, après une conférence honnête sur son couplage (je me disais en moi-même, tiens, celui-là a l’air normal !) est arrivée une séquence de 20 mn (d’horloge, oui oui !) sur le prix Nobel (le roi et la reine de Suède, la salle, la médaille, l’endroit, l’envers, la tranche (!!) etc…) Mr H. Shirakawa (le polyacétylène) n’est pas mal non plus… Juste un commentaire, il me semble que ces prix Nobel « dérangés » sont ceux pour lesquels la chance a joué un rôle plus grand que le talent (Mr Kroto faisait d’obscures recherches sur les molécules interstellaires, quand il a trouvé par hasard le C60 (bon, il a su le reconnaître toutefois…) le couplage de Suzuki fût, semble-t-il, découvert un peu par hasard quand l’étudiant décidé d’ajouter une base dans la solution du boronique (c’est le trait de génie…) et dans le cas du PA, là encore il s’agissait de recherche assez peu originale de type Diels sur l’acétylène, quand l’étudiant se trompa et mit paraît-il, 1000 fois trop de catalyseur… (là encore, je ‘étais pas dans le labo, c’est ce qu’il se dit… !) [ NB personnel : Il semble que chez les gens « normaux » l’arrivée d’une notoriété atypique déclenche un processus de crise identitaire, en particulier quand arrive la vieillesse… Les autres prix Nobels que je connais (aussi) chez lesquels le mérite dépasse nettement la chance, eg Mrs Heeger, Stoddart ou Sauvage, sont eux, restés avec leur tête parfaitement vissée sur leurs épaules… Le cas de Mme Henrion me semble un cas de folie plus « clinique » Je n’en veux pour preuve que le commentaire de Axel Kahn (un véritable grand chercheur), son directeur de thèse, je cite : (j’ai) « tenté d'expliquer l'incroyable dérive d'une chercheuse jadis de qualité par une logique intégriste puis sectaire » qui ensuite plaisante sur le fait que cela lui permet d'accomplir « une ultime bonne action avant de mourir ». « Gratuite, en plus » Elle, un peu plus tard, a revendiqué l’existence des « amourons » particules censées convoyer l’amour, une « énergie » non encore détectée… ; Bon, il s’agit de gens « sortis de route » pour des raisons que je ne connais pas, mais atypiques.. Enfin. Le cas de Mr De Lorgeril me semble plus complexe. Pour moi c’est un semi-escroc. Une personne restée au stade de chargé de recherches au CNRS, frustré de ne pas avoir été reconnu, se propulsant (assez intelligemment) dans le monde parallèle… Bon, je ne suis pas sûr que tout ce qu’il dit soit faux, mais certaines choses certainement. Bon lui n’est clairement pas fou, mais d’une honnêteté professionnelle relativement douteuse de mon point de vue… Bien cordialement Pierre Audebert
  2. Fabienne JUILLARD
    Bonjour Rodolphe, Ma bipolarité a débuté à l'âge de 17 ans. J'ai vécu 8 hospitalisations au cours de ma vie, et j'ai 64 ans à présent. Concernant les causes, il y a l'hérédité ; en effet, mon père souffrait d'épisodes maniaco-dépressifs. Dans mon cas, il y a eu une incapacité à gérer mes émotions : à l'adolescence, je suis passée d'une crise de larmes interminable un jour, à un état euphorique dès le lendemain. Il y a eu un dérèglement au niveau des neurones ; cette grande perturbation m'a menée à ma 1ère hospitalisation. Aujourd'hui, je suis stabilisée depuis une dizaine d'années. J'aurais aimé m'en sortir grâce à des méthodes naturelles, malheureusement ça n'a pas suffit. Je dois prendre un médicament chimique à vie pour éviter une récidive (Quétiapine) ; ça me permet de bien dormir chaque nuit. En plus, je mange un maximum anti-inflammatoire, j'évite le gluten et le sucre blanc raffiné. Aussi, je prends régulièrement des compléments alimentaires en cures : Oméga3, magnésium, antioxydants etc. Je me porte plutôt bien ! Et un grand Merci pour vos newsletters que je reçois depuis de nombreuses années !
  3. Franou
    Merci Rodolphe pour cette lettre. Quand j'étais encore France Interrienne, du bon temps de l'Oreille en Coin et du Tribunal des Flagrants Délires...pour dire s'il y a longtemps ! le nom de M. Demorand m'était déjà familier. Oui, bravo à lui d'avoir parlé de sa bipolarité dans un monde de bien pensance de la Maison Ronde. Merci de parler de l'alimentation, je fais suivre cette lettre à une personne bipolaire proche de moi qui se nourrit avec des produits ultra transformés. Bien cordialement. Franou
  4. Jean-Paul Le Perlier Président ADIMAD
    Ancien journaliste d'investigation, je connais assez bien le milieu professionnel où évolue Demorand. Et je m'étonne que vous ne parliez ni des amphétamines ni des divers euphorisants qui y sont utilisés à outrance ! Lesquels dérèglent la noradrénaline, et pas seulement...
  5. Patricia Reinig
    J'adhère à votre analyse et je me permets d'y ajouter ma modeste opinion. Nicolas Demorand aura du mal à aller mieux sur le long terme car comme vous dites il vit de et dans la doxa, qu'il est donc une victime totalement inconsciente de son mode de vie puisque pour lui il n'est pas vraiment envisageable de remettre cela en question... comme tant d'autres. Si on prend un peu de recul, sa maladie fait tout bonnement partie de ces innombrables affections des pays riches et privilégiés qui sont toutes en expansion (cancers, autismes, endométrioses fibromyalgie, bref maladies de civilisation, chroniques, mentales etc). Nous vivons tellement contre nature, tellement éloignés de la simplicité et de toute spiritualité basique qui est de se réjouir de l'instant présent comme le font les animaux et les très jeunes enfants (je veux parler pour l'ensemble de l'humanité) que nos corps ne peuvent plus se défendre de toutes les agressions quelles soient physiques ou psychiques. De plus nous trimbalons tous les casseroles de nos ancêtres et il est clair à mes yeux que certains d'entre nous essayent d'en prendre à charge plus qu'il ne peut (ne manière totalement inconsciente) et que cela peut bien être aussi un des éléments à charge de toutes ces maladies de "civilisation" qui explosent et continueront à le faire tant que nous n'aurons pas compris qui nous sommes vraiment. Inutile d'aller dire ça à M.Demorand, il le comprendra sans doute après sa mort comme la majorité de nos contemporains ! Mdr !
  6. Marie Cabane ????
    Bonjour Rodolphe ???? Merci pour tes articles et commentaires ???? Psychologue je répondrai au sujet des bipo, mais là c'est sur ton avis au sujet de FI que j'approuve !!! Tellement déçue et en colère !!! Ça serait trop long à développer maintenant ! En tout cas merci beaucoup ???? à bientôt ???? marie
  7. Eric GAGNE
    Bon point de départ ! mais pour les troubles de "bipolarité" il vous faut vraiment lire, re lire et comprendre Gaston Lagaffe ! Quelle belle expression de bipolarité ! L'origine des troubles de la bipolarité débute par un déséquilibre du système binaire ortho / para sympathique ( bi naire = bi polarité) Déséquilibre source de troubles bénins voir insignifiants au début mais déséquilibre qui va s'aggraver à l'image d'une pendule qui prend de l'avance ou du retard, au début 1 minute par jour puis sur 1 mois 30 minutes ! Ensuite ce déséquilibre va ce matérialiser dans un fonctionnement type soit déprime soit hyperactivité. (bipolaire) (fonctionnement imagé car plus complexe) Puis l'évolution va donner une pathologie : dépression ou hyperactivité = infarctus voir burn out (bascule dans l'autre phase complémentaire). L'hygiène de vie compte beaucoup comme vous le soulignez, mais ce n'est pas l'alimentation , plutôt l'équilibre entre action / récupération qui compte le plus et surtout.... Besoin de Soin car un système déséquilibré ne revient pas spontanément à son point de balance : il a besoin d'une aide... Bonne lecture de Lagaffe.
  8. JLM
    Quel article encore excellent. Merci pour cet éclairage.
  9. Albert S
    Dans l hygiène de vie est ce que la pratique prolongée des stupéfiants n intervient pas aussi?
  10. François
    Dans l hygiène de vie est ce que la pratique prolongée des stupéfiants n intervient pas aussi?
  11. Eliane W.
    Bonjour ! J'ai eu un bi- polaire, décédé à présent, parmi mes amis proches. Il a mis des années à m'avouer sa maladie, et je l'ai longtemps cru dépressif. Car les phases dépressives sont bien plus longues que les phases maniaques, qui sont dangereuses également (excitation avec surestimation euphorique de son potentiel, souvent dépenses inconsidérées etc.). Les pistes que vous évoquez sont probables dans le cas de mon ami (surtout mal-bouffe), également alcoolisme, pas massif mais... Causes ? Conséquences ? Difficile de trancher. Demorand parle-t-il de l'alcoolisme dans son livre ? Je ne sais, ne l'ayant pas lu. En revanche, je pense que Demorand gagnait suffisamment bien sa vie pour se faire livrer de la bonne cuisine et non de la malbouffe... Pour conclure : ce qui m'agace, moi, dans cette affaire, c'est que, depuis son livre, la bi-polarité est devenue "à la mode", presque une maladie "chic" comme les TDAH... C'est bien plus "valorisant" de se dire bi-polaire que de dire "j'ai une psychose maniaco-dépressive", et ça permet de "faire passer" des conduites répréhensibles envers les proches... D'où des "revendications" pas toujours justifiées ! Cordialement
  12. Héléne Sallez
    Merci pour votre parole courageuse! Je suis psy depuis plus de 40 ans et j’ai accompagné ce trouble mental sans succès jusqu’à ma formation en Haptonomie qui a changé le cadre thérapeutique de psychanalyste en celui d’ Hapto thérapeute. Et mes patients ont changé aussi car le contact affectif, respectueux et tendre avec le thérapeute change tout! Se lever a 3h du matin pour parler à un micro, même avec la certitude qu’il y ait 300000 auditeurs au bout du fil, n’a rien à voir ce que vit la maman qui allaite son petit et reçoit de lui l’amour ébloui de ses regards pleins de gratitude! Elle produit de l’ocytocyne à foison! La dimension affective de la rencontre poyr de vrai, comme disent les enfants, est si importante !!!!!! Et l’allaitement maternel… absent chez mes patientes lorsqu’elles étaient bébé. Un facteur parmi d’autres! Mais crucial! Et qui a des conséquences lourdes sur le microbiote et tout ce que vous dites très justement sur l’hygiène alimentaire!
  13. Thomas-Lamotte Pierre-jean
    Neurologue bipolaire, je suis surtout un hypersensible, numéro 4 de l'énnéagramme. L'hygiène qui a fait disparaître ma bipolarité, c'est la confidence à mon épouse ou à un ami de l'hyperémotivité vécue dans les heures qui précèdent l'accès avec la mention de ce dont j'avais honte de dire. Il faut préciser que j'ai découvert que tout symptôme (et tout avatar) est une compensation symbolique inconsciente qui apparaît au réveil d'un mauvais souvenir refoulé des années auparavant dans l'inconscient (c'était l'événement conditionnant l'apparition de la réponse réflexe). Quand on connaît la symbolique en écoutant les malades, on peut guider l'aveu de ce que le malade n'a jamais osé raconté. Prenons l'exemple de l'atteinte d'un nerf. Elle correspond à la compensation pour un projet essentiel pour la personne qui n'a pu être mené à bien. Ainsi, quelqu'un qui aurait voulu bien s'entendre pour éviter un stress fera une paralysie faciale qui l'empêche d'avoir la mimique qui lui permettrait de bien se faire comprendre. Exemple : une malade qui a peur d'un malaise cardiaque la nuit de son mari s'entend répondre par le médecin traitant : "mais madame, un décès dans ces circonstances, c'est une belle mort". Autre cas, une femme de 50 ans opérée d'une volumineuse hernie discale reste incapable de taper du pied gauche quatre ans plus tard. Je l'aide à prendre conscience que si elle est incapable de faire du pied sous la table c'est qu'un homme lui a refusé une relation sexuelle. Elle récupère après l'aveu. Les dystonies focales seraient inguérissables (crampe de l'écrivain, musicien, blépharospasme ...). Il faut une consultation de moins d'une demi-heure pour que le malade raconte l'amour impossible qu'il a vécu six moins avant l'apparition du symptôme. Par exemple, une crampe de l'écrivain chez un homme qui a ressenti de la joie à la mort de son père... Tout malade qui a une méralgie paresthésique va raconter deux épisodes douloureux vécus avec un chien (écrasé, conduit à l'euthanasie...). C'est du 100 pour 100 et il n'y a pas besoin de faire des statistiques : le chien vient poser sa tête sur le côté de la cuisse de son maître assis pour avoir une caresse. Dans les études scientifiques, cette hypothèse n'est pas évoquée : on ne peut pas la vérifier. L'étude scientifique ne peut trouver la seule véritable cause car les malades ne sont pas écoutés au niveau de leur souffrance. Je dois remercier une vieille dame qui avait des adénomes du foie et des angiomes du foie. Je lui pose la question d'un problème de familles (liens du sang). " j'ai 4 adénomes, 4 angiomes et 4 petits-enfants que je ne peux voir. Les médecins se foutent des petits-enfant : pas de guérison possible. Cordialement,
  14. Grange isabelle
    Cet article est un bijou !!! Merci, merci et merci pour cette réflexion si clairvoyante sur les matinales de Fance Inter pendant le Covid, cela fait un bien fou de savoir que j'ai des frères de ressentit. Moi aussi cela m'énervait considérablement de les entendre réciter, voir même rabâcher, leur covidoxa gouvernemental sans jamais inviter de scientifiques aux avis contradictoires (ce qui, par ailleurs, est toujours fait sur d'autres sujets par les petits nouveaux). Et moi aussi, cela m'énerve d'entendre Demorand parler de sa pathologie sur les ondes sans jamais évoquer le coté alimentaire et mode de vie du problème.. Et un grand bravo pour tout ce que vous écrivez en général. Vous avez toute mon admiration.
  15. Pascale
    Bravo encore une fois pour cette newsletter !
  16. Defillon
    Article top
  17. Dorothée
    Bonjour, mon compagnon est bipolaire - à mon avis, et à celui de la psychologue que jai consultée à cause des problèmes que cela crée pour moi. C'est difficile de vivre avec, notamment quand il est dans une phase sombre où il devient soupçonneux et désagréable, m'accusant de plein de choses imaginaires. J'ai constaté que l'abus de caféine (12 tasses par jour il y a 15 ans), l'alcool (très souvent) et le manque de sommeil agissent ensemble. J'essaie de le nourrir "bien " - malgré notre vie sociale importante, avec toujours du vin, et de diminuer la caféine en remplaçant par du décaféiné (celui lavé à l'eau). Il a aussi perdu pas mal de poids, sans être maigre. Difficile pour le reste. Les crises se sont espacées mais arrivent encore et, en tant que conjoint, j'arrive à me dire qu'à la prochaine crise, je vais lâcher.
  18. Claud20
    Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse sur cette maladie. La psycho-nutrition devrait être au centre des préoccupations de notre système médical. J’ai une amie dont la bipolarité est diagnostiquée depuis plusieurs décennies. Elle est sous traitement chimique, dont la justesse ne peut être modifiée sous peine de phases dépressives nécessitant l’hospitalisation. Après avoir lu votre article, je pense que son alimentation peut entretenir en partie cette maladie du fait de son addiction au sucré.
  19. STRATAKIS
    Bonjour, puis je vous apporter également mon petit caillou à votre démonstration, en vous rappelant que depuis 50 ans environ, on nous oblige l'horaire d'hiver et d'été, en décalage avec le temps planétaire, lunaire et solaire, je pense que ceci est préjudiciable à la santé de l'être humain, et malheureusement bien étudié dans un but...
  20. Marie-Noëlle
    Merci Rodolphe pour votre éclairage matinale sur cette maladie mal diagnostiquée. Je regrette bcp que dans les études des futurs médecins on oublie trop l'hygiène alimentaire et le sport quotidien. A chaque consultation , il m'est "rebache " avez-vous pensé à faire votre rappel tétanos et grippe...sans parler des risques pour le senior 76 ans que je suis...je regrette bcp que l'homéopathie soit devenu tabou et absent des études médicales. Moi, je continue à faire de la prévention homeo en parallèle de mon traitement post AVC (2). Merci à vous pour vos messages
  21. Evelyne Duval
    C’est la 1ere fois que je vous écris Rodolphe mm si je vous suis depuis des années. Vos articles sont très qualitatifs et votre écriture fluide et élégante. J’apprends toujours quelque chose et je vous fais confiance. Cet article sur la bipolarité est concis et interpellant. Vous êtes tres fort pour ramener le Focus sur votre sujet de prédilection, l’alimentation, à partir d’un thème hautement psychiatrisé. Je suis taquine mais je vous dis sincèrement Bravo. Continuez à nous informer, grand merci pour cela. ???? chaleureusement
  22. Monique
    Bonjour, Je suis entièrement d'accord avec vous sur 2 points: 1- j'écoute France Inter le matin car c'est la chaîne que j'ai dans ma salle de bain: leur connivence avec la "doxa" gouvernementale est affligeante! 2- je suis ophtalmologiste et la majotité de ma patientèle est soit obèse, soit diabétique et souvent les 2 à la fois.Je vois égalenent de nombreux patients atteints de DMLA.Les 3/4 de ma consultation consistent à expliquer à tous ces "malades" qu'ils mangent mal.Certains d'entre eux me disent même qu'ils ne s'attendaient pas à avoir un cours de diététique!Car malheureusement ce n'est pas leur médecin traitant qui leur explique que pour diminuer le cholestérol il faut réduire les glucides et non pas le fromage ou le saucisson... Si on veut redonner aux gens le goût de cuisiner, il faut supprimer les super marchés et la distribution des plats préparés, bourrés de produits chimiques très appétants et très addictifs.On prend beaucoup de plaisir à cuisiner, surtout pour faire plaisir à ceux qui partagent votre repas.Mais nous avons perdu cette convivialité. Je suis très pessimiste.J'ai appris à mes enfants à cuisiner et ils transmettent ce savoir à leurs enfants. La malbouffe est un véritable enjeu de société, mais nos gouvernements ne semblent pas s'en inquiéter. Il faut surtout protéger l'industrie agro alimentaire: ça rapporte tellement d'argent!
  23. Frédérique
    Bjr ,Rodolphe . Votre lettre m’a interrogée . J’ai souffert de dépressions, et ma psychologue a l’époque m’a dit que je pouvais être bi-polaire . Pour ma part , je me demande si cela ne peut pas avoir un rapport avec la génétique. Bon dimanche . Merci
  24. Adoneth Doris
    Bonjour Ma nièce est bipolaire. Pendant tres longtemps elle refusait de l'admettre et a fait de terribles crises qui frisaient la schizo. Maintenant enfin elle accepte sa maladie mais que de soucis pour trouver un psychiatre et que de soucis pour que les pharmacies soient livrées en medicaments. Un reel problème en France ?

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