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Bien vieillirSociété27 août 202513 min5854 vues
59 commentaires

La traversée du désert médical

Rodolphe Bacquet 27 août 2025

Chers amis,

La France est en voie de désertification avancée.

Je ne vous parle pas de climat, mais de désertification médicale.

On parle de désert médical lorsqu’un territoire connaît une offre de soins insuffisante, en particulier en médecine générale, par rapport aux besoins de sa population.

Cela se traduit par des difficultés d’accès aux médecins (délai, distance, absence de praticiens), et à plus forte raison aux médecins spécialisés.

Vous en faites l’expérience si par exemple vous avez récemment essayé de prendre rendez-vous avec un spécialiste : il peut se passer des semaines, voire des mois, avant d’obtenir une consultation… quand on en obtient une !

Des statistiques indignes

Le délai d’attente pour un rendez-vous avec un pédiatre serait ainsi en moyenne d’une trentaine de jours, avec un gynécologue de plus de 50 jours, et avec un cardiologue, de près de 80 jours[1] !

Il faut, souvent, prendre la voiture pour aller de plus en plus loin de son lieu d’habitation pour consulter.

Et pour cause : la densité de médecins généralistes en France se réduit inexorablement : elle était de 311 pour 100 000 habitants en 2024, alors qu’elle était encore de 339 un an plus tôt[2] !

Ainsi l’an dernier, c’est, tenez-vous bien, 87 % du territoire français qui était classé en désert médical.

Ce sont les statistiques officielles, admises par le gouvernement[3].

Je continue, une fois n’est pas coutume, la litanie de ces statistiques indignes.

Car cette proportion ahurissante a des conséquences sonnantes et trébuchantes :

  • 6 millions d’adultes en France n’ont pas de médecin traitant du fait de cette désertification médicale ;
  • Les deux tiers de nos concitoyens (63 %) ont renoncé à un acte de soin au cours des 5 dernières années ;
  • 1 Français sur deux vit dans une zone où les spécialistes sont « rares » [4] ;
  • Pour les 10 % de la population habitant dans les territoires les plus mal dotés, il faut 11 jours pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste, 93 jours chez un gynécologue et 189 jours chez un ophtalmologue[5]

Il y a d’autres conséquences, bien visibles : c’est l’afflux de patients dans les services des urgences, faute de généralistes proches et/ou disponibles.

Comment en est-on arrivé là ?

La plupart des médias expliquent cette désertification médicale de la France par un « effet ciseau » : il y a de plus en plus d’habitants en France (donc de patients) et de moins en moins de médecins.

C’est vrai, mais ça n’explique pas tout.

En réalité, les statistiques montrent aussi que les territoires les moins dotés de médecins… le sont de moins en moins, et ceux dotés de davantage de médecins… le sont de plus en plus !

Ces territoires où la « désertification » médicale s’est aggravée en 10 ans sont : Mayotte, l’Eure, l’Ain, l’Indre, le Cher, l’Eure-et-Loir, la Seine-et-Marne, la Mayenne, la Creuse et la Meuse.

A l’inverse, Paris, les Hautes-Alpes, le Rhône, les Alpes-Maritimes, la Gironde, les Bouches-du-Rhône, l’Hérault, les Pyrénées-Atlantiques, la Côte d’or et la Meurthe-et-Moselle sont « chéris » des médecins, qui s’y établissent de plus en plus.

Le diagnostic est très clair : la désertification médicale est calquée sur la désertification non seulement économique, mais culturelle, du pays.

Une poignée de territoires « attractifs » aspire, comme un trou noir, les compétences médicales dans un contexte où l’hôpital public est de moins en moins doté.

Cette désertification médicale reflète l’abandon des centres des bourgs et villages, autrefois vivants : quel crève-cœur, que passer dans ces localités où les enseignes d’épicerie, de boulangerie, de boucherie et même de bar-tabac sont vides.

La disparition du médecin de campagne

Il y a encore un demi-siècle, le « désert médical » était un concept inconnu.

La médecine, dans les coins les plus reculés du pays, était incarnée et pratiquée par la figure familière du médecin de campagne.

C’est lui qu’on appelait pour une grippe comme pour une urgence plus grave, et qui connaissait souvent plusieurs générations d’une même famille.

Il soignait tout le monde, du grand-père au nourrisson, à l’accouchement duquel il était venu aider en pleine nuit, auprès d’une mère dont il avait souvent déjà accompagné la naissance !

Longtemps, il a incarné la disponibilité totale, répondant de jour comme de nuit, seul, avec une grande polyvalence.

Les médecins de campagne se sont raréfiés et ont disparu au même rythme que la vie a quitté l’immense majorité des villages et des petites communes de France, laquelle s’est déportée et concentrée dans d’immenses zones industrielles et commerciales.

Il est évident, et compréhensible, qu’aujourd’hui aucun médecin, généraliste ou spécialiste, n’ait envie de s’installer dans un village exsangue de toute vie… ni dans une zone commerciale pour exercer !

On cherche à attirer de jeunes médecins grâce à des maisons de santé pluridisciplinaires ; mais cela ne remplace pas la vie, la vraie, qui reste absente des villages.

C’est pourquoi les « solutions » proposées par le gouvernement pour enrayer la désertification médicale ne tiennent pas la route.

Le sacerdoce du médecin

En début d’année, le gouvernement a présenté un plan de lutte contre les déserts médicaux, lequel s’ajoute à la (nécessaire) suppression du numerus clausus qui, jusqu’en 2019, limitait chaque année nationalement le nombre d’étudiants en médecine.

La proposition de loi Garot, notamment, vise à « flécher l’installation des médecins (généralistes et spécialistes, libéraux ou salariés) vers les zones où l’offre de soins est insuffisante »[6].

La stratégie du gouvernement, dévoilée fin avril 2025, reposait sur le « principe de solidarité obligatoire », imposant aux praticiens d’exercer au moins deux jours par mois dans l’une des 151 zones sous-dotées.

Cette stratégie s’accompagne de mesurettes telles qu’accorder des aides (logement, transport, logistique) à ces 151 zones, inciter aux gardes et permanences via des primes, voire rétablir l’obligation, instaurer une « taxe lapin » pour réduire les rendez-vous annulés à la dernière minute, renforcer le rôle des paramédicaux (infirmiers, sage-femmes, dentistes) pour filtrer et déléguer certaines tâches, et…

… promouvoir la télémédecine, c’est-à-dire la consultation médicale à distance.

Je vous avoue que je suis très sceptique, pour dire le moins, devant ces mesures. Elles ressemblent, à mes yeux, à un cautère sur une jambe de bois.

Vouloir réinstaller de force, et presque artificiellement, des médecins dans des zones rurales et des bourgs délaissés depuis des décennies avec la bénédiction de l’État est une illusion peut-être pleine de bonnes intentions, mais une illusion quand même.

Oh, certes, l’État n’est pas seul responsable : les maires également qui, au nom du progrès et du développement économique, ont sacrifié de vastes terres arables pour faire sortir de terre des zones commerciales sans fin ; les politiques agricoles, qui ont misé sur la monoculture industrielle ; les infrastructures ferroviaires et postales, qui ont marginalisé les localités les moins « porteuses » au nom de la rentabilité…

A moins de revenir à ce qu’était la France avant les années 1960, c’est-à-dire un pays à la culture rurale vivante et diversifiée, il y a peu de chances que les médecins, généralistes ou spécialistes, reviennent de leur propre chef dans des zones délibérément sacrifiées sur l’autel de la « compétitivité ».

Pourtant, il y a une solution simple à cette désertification médicale.

Elle est apparue d’elle-même.

Problème : elle est considérée comme un « dommage collatéral » par la Miviludes, l’ordre des médecins et la presse subventionnée.

Cette solution, c’est évidemment ce qu’il est de bon ton d’appeler les « médecines non-conventionnelles ».

« Dommage collatéral » ou changement de régime médical ?

En réalité, la redynamisation, et la réappropriation, de zones rurales délaissées a déjà commencé dans certaines régions.

Aujourd’hui, si vous vous promenez dans la Drôme, au hasard, vous n’aurez pas l’impression d’être arrivé au bout du monde, dans un département sinistré : il y a une vraie dynamique de réimplantation d’activité locale.

On y retrouve des artisans, des maraîchers bio, des petits cafés et commerces qui rouvrent dans les villages, sous l’impulsion d’ailleurs d’anciens urbains – ou de « néoruraux », ce qui revient au même – et qui leur redonnent vie.

Ces petites villes et villages, dont le centre et les alentours renaissent alors même qu’ils ne sont pas forcément touristiques, se dotent spontanément de praticiens en médecine douce, en particulier de naturopathes.

Cette implantation est une excellente nouvelle car elle témoigne à la fois d’une ouverture de nos contemporains à d’autres modes de soin, et d’une réelle alternative à la désertification médicale.

Las ! Les chiens de garde de la médecine traditionnelle, loin de voir dans ce phénomène un début de solution, y voit une concurrence déloyale.

Je suis ainsi tombé, il y a quelques jours, sur un article de Sciences et vie qui faisait le même constat sur la difficile équation pour enrayer la désertification médicale du pays[7].

En dernière page de cet article, on trouve un encadré, qui paraît avoir été rédigé par une intelligence artificielle pilotée par, au choix, le ministère de la Santé, l’Ordre des médecins ou la Miviludes :

Dans le plus pur exercice de propagande pharmaceutique, l’essor de la naturopathie et de l’ostéopathie, entre autres pratiques, y est donc taxé sans nuance de « dommage collatéral » : en recourant à ces praticiens, chers amis, vous risquez de tomber dans une secte et/ou sous l’emprise psychologique d’un charlatan !

J’ai trouvé symptomatique que la seule alternative concrète à la désertification médicale soit ainsi réduite à un « dommage collatéral » !

Et pourtant, c’est peut-être là, dans ce soi-disant « dommage collatéral », que se cache une opportunité historique.

La réponse à une médecine débordée, sourde et absente !

Car les médecines dites « douces », « alternatives » ou « complémentaires » (vous avez le choix) ne sont pas des gadgets new age ou des pratiques folkloriques.

Ce sont, pour beaucoup, des approches enracinées dans des traditions empiriques et millénaires (comme la phytothérapie, l’acupuncture, l’ayurvéda) ou dans des modèles d’accompagnement global du patient, centrés sur l’écoute, la prévention, l’hygiène de vie et la responsabilisation.

Autrement dit : tout ce que la médecine moderne, ultra-spécialisée et débordée, n’a plus le temps de faire.

L’essor de la naturopathie, de l’ostéopathie, de la réflexologie ou de la sophrologie ne résulte pas d’un rejet irrationnel de la médecine conventionnelle. Il vient de la réalité du terrain : les gens veulent être soignés, écoutés, accompagnés… et quand le médecin n’est plus là, ils se tournent vers ceux qui, eux, sont présents.

Ce n’est donc pas un danger ou une menace : c’est une réponse.

Et cette réponse, loin d’être marginale, est en train de structurer une nouvelle économie de la santé de proximité, souple, mobile, souvent intégrée dans des logiques coopératives ou communautaires.

Elle attire des praticiens motivés, souvent jeunes, qui choisissent délibérément de s’installer dans des zones rurales, parce qu’ils y trouvent un sens, une qualité de vie, un lien avec la nature et les gens.

Ce sont eux, aujourd’hui, qui rouvrent des cabinets, qui relancent une dynamique locale autour du soin et qui participent, de fait, à reformer un tissu humain et social là où il était déchiré ou en décomposition.

Alors plutôt que de condamner ces praticiens comme des imposteurs, pourquoi ne pas les considérer comme des partenaires dans la lutte contre la désertification médicale ?

Pourquoi la médecine conventionnelle, censément basée « sur la science », n’ouvre-t-elle pas le débat avec ces praticiens autour de la prévention, du suivi, du bien-être, plutôt que de dresser des murs de défiance et de mépris ?

L’avenir des soins en France ne réside pas dans un retour nostalgique au modèle du médecin omniscient, ni dans l’ubérisation technocratique via la télémédecine.

Il passe, peut-être, par une adaptation et une alliance pragmatique, humaine, entre différentes formes de soins – pourvu qu’elles soient sincères, rigoureuses, et orientées vers le bien des patients.

Je vous invite à me donner votre opinion sur ce sujet en commentaire.

Portez-vous bien,

Rodolphe


[1] Voir la source – « Manque de spécialistes : les soignants insaisissables pour les Français », in. Santé Académie, 26 août 2025

[2] Ibid

[3] Voir la source – « Le pacte du gouvernement pour lutter contre les désert médicaux », site officiel du gouvernement français, 25 avril 2025

[4] Voir la source – UFC-Que choisir, « Fracture sanitaire : une dynamique mortifère continue depuis 10 ans », juin 2025

[5] Voir la source – « Proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d’initiative transpartisane », site Vie Publique, 9 mai 2025

[6] Cf. n.5

[7] Sciences et vie, août 2025, pp.32-38

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59 commentaires

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  1. Maria
    Bonjour, votre article exprime ce que je ressens, comme citoyenne, et je vous remercie pour le détail et la clarté dans votre exposé. Oui, il n'y a que la solution de plus de lien, avec les organismes existants et dirigeants, pour réduire cette désertification médicale dans les petites communes et lieux ruraux, d'autant plus que ces derniers doivent être préservés . Et en lisant les autres commentaires, je constate que je ne suis pas seule à préférer de ne plus passer par des médecins, et d'essayer de me soigner seule. Étant naturopathe, je n'ai jamais voulu exercer (m'installer déjà...tout a un coût et la vie souvent ne permet pas certaines dépenses), pensant que je n'avais tt de même pas les +7 années d'étude. Pourtant, actuellement, ceux qui sont formés, sont, on dirait , plus des prolongements de leur orientation par les laboratoires et fabricants de médicaments, pour accorder un soin, que par un raisonnement basé sur une réflexion personnelle et d'interprétation après l'oscultation, oscultation qui elle, ne se fait déjà plus qu'à moitié ou insuffisant, et assise sur le chronomètre de la visite (réglé par les agendas inhumains). Si l'humain ne fait plus partie des soins, ceux -ci sont déshumanisés et le centre d'un soin reste l'humain. Il en va de même par ailleurs, pour les vétérinaires, et donc nous touchons au cœur de la cause de toutes les maladies modernes, provenant d'une ignorance sur la nourriture et la santé qui en provient.
  2. Agnès
    Je viens de lire les autres commentaires et je suis stupéfaite d’une réaction vis à vis des médecins étrangers qui viennent exercer en France. Heureusement que nous les avons et malheureusement nous les enlevons à leur pays ce qui n’est pas top. Ma cardio est d’origine d’Afrique du Nord, elle est très fine, très consciencieuse, très compétente et ne m’impose pas un protocole que je ne supporte pas. Je lui ai faite comprendre que je préférais les médecines douces et du coup elle oriente ses prescriptions vers des oligo-éléments, des vitamines etc… Autre remarque il y a des médecins étrangers que la France a déçus, leur statut devrait être révisé, et qui parte aux USA ou au Canada. C’était le cas d’un jeune chirurgien orthopédiste iranien très doué. Dommage! Je pense que l’ordre des médecins et l’agence de santé et du médicament français ont des oeillères très mercantiles et totalitaires. Leur connivence avec certains laboratoires pharmaceutiques peuvent s’apparenter à du délit d’initié. C’est pitoyable! Les médecins ont t’ils encore leur libre arbitre ? Mon nouveau médecin généraliste s’étonnait que je n’avais qu’un seul médicament à 75 ans !
  3. Agnès
    Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse. Par contre je suis dans une ville de 32000 habitants des Yvelines. J’ai du prendre un RV avec un médecin généraliste pour renouveler une ordonnance. Nous avons mon mari et moi attendu plusieurs mois pour avoir ce remplaçant de notre généraliste partie sur la côte basque. Nous avons 76 et 75 ans. je dois attendre 1mois pour avoir ce RV! Peut-être vacances de ce médecin ou surcharge de malades ? Heureusement rien d’urgent, la pharmacienne me dépannera. En fait, je crois qu’il faut apprendre à ce soigner tout seul le plus possible et faire une synergie avec plusieurs médecines surtout douces. Je vous remercie d’ailleurs de tous vos conseils précieux et de votre bon sens. Pendant la 1ère infestation du COVID, nous nous sommes soignés à la maison avec l’aide de notre généraliste homéopathe qui nous a juste conseillé par téléphone un médicament homéopathique pour éviter une réaction immunitaire trop importante. Bien sûr nous n’avons pas été vaccinés, ayant des anticorps et cela envers et contre tous. Malheureusement notre médecin a payé le prix de cette politique aberrante et mercantile. J’ai depuis appris avec joie que je pouvais opposer la loi Kouchner à un prescription médicale abusive qui ne me conviendrais pas, ce que je faisais déjà, mais je me sens encore davantage dans mon droit. J’ai sauvé ma belle-mère d’une surmédication qui l’empoisonnait et faite changer de médecin. Je demande aussi au médecin qu’elle est la cause d’un problème de santé ? Quand il est honnête il répond par une hypothèse ou plusieurs, ( la médecine n’est pas une science exacte), sinon il esquive ma question ou me répond avec une langue de bois qui ressemble fort à celle de la médecine d’Etat. Nous constatons aussi avec des amis que beaucoup de médecins ne savent plus faire de diagnostic, ce qui entraîne la mort de leurs patients. Est ce que l’IA fera mieux qu’eux ou pire ?
  4. Jean-François
    La secte c'est la Miviludes ! Comment peut-on traiter de dommage collatéral des approches comme l'ostéopathie et l'acuponcture, qui soit dit en passant ont mis plusieurs décennies à se faire accepter par les sectes médicales en place.
  5. Nathalys
    Je trouve cet article très intéressant et très vrai. comme je l'ai déjà dit , je me soigne par homéopathie depuis au moins 40 ans, j'ai un médecin homéopathe à plusieurs kilomètre de chez moi.depuis au moins deux ans,je me soigne seule car j'appréhende de faire appel à la médecine traditionnelle, tout au moins, j'évite le plus possible.
  6. Muriel
    Merci beaucoup pour cet article qui malheureusement reflète complètement l'ampleur du problème de la désertification médicale. Je suis bien placée pour m' en rendre compte puisque j'habite dans l'Allier et que je dois faire plus d'une heure de voiture pour voir un dentiste , et bientôt autant pour un ophtalmo . 1/2 h pour mon médecin traitant qui vient de Paris toutes les 3 semaines pour palier à ce manque et qu' en plus elle devrait être à la retraite . Je ne vous explique pas la difficulté pour trouver un médecin homéopathe. Oui la médecine alternative a un grand rôle à jouer et j' en profite comme je peux malgré mes faibles moyens. Je suis abonnée à différents journaux de médecines alternatives et toujours heureuse de lire tous ces articles mais je déplore le fait que tous ces thérapeutes et médecins tous aussi intéressants les uns que les autres sont introuvables dans nos coins. Quand on travaille, faire des km et être obligé de prendre des congés devient inconcevable. Gardons espoir toutefois. Merci pour vos informations et bonne continuation.
  7. Nicole
    Je vous rejoins à 100% Rodolphe pour votre analyse bien expliquée. Que faire à notre niveau, sinon de soutenir cette médecine douce tant décriée par la "Haute société médicale"et qui pourtant, se révèle efficace à tous les niveaux. On vit dans un monde de fous !!...
  8. Yolande
    Toutes ces médecines sont complémentaires et ne devraient en aucun cas être en rivalités. Vu la pénurie de praticiens en médecine conventionnelles est bien normal que les malades cherchent d'autres alternatives mais - Celles-ci coûtent cher et pratiquement non remboursées. Il serait nécessaire de les encadrer éthiquement pour justement éviter des dérives et rendre légitimes de telles pratiques très efficaces, exercées sérieusement...mais je suis malheureusement dans l'utopie et cette option va à l'encontre des volontés de ĺa politique actuelle.Continuons à défendre cet aspect humain du soin "naturel".
  9. Claude
    Faites la même étude pour l'accès aux véritables "services d'urgences" adossés à des blocs opératoires et des lits d'hospitalisations (exemple du Vaucluse) et de manière plus générale des services de chirurgie de bases: traumatismes, viscérals, orthopédiques et encologies. merci
  10. Évelyne
    Article bien renseigné et devrait lu par nos politiques n'hésitez pas à transmettre... où est la carte sanitaire en France ,l'étude des besoins de la population et les moyens en face et en phase? Quel consultant peut oublier ce préalable ? Quelle politique refuse de prendre en compte nos besoins, la démographie et non pas seulement d'un point de vue économique !!!!
  11. Hervé
    Ou va-t-on ? Les politiciens veulent détruire nos élevages et surtout diminuer le nombre d'agriculteurs dans nos campagnes, ils veulent importer de la viande d'Amérique du sud, de beaucoup moins bonne qualité. pour nos médecins, c'est un peu pareil, ils veulent diminuer le nombre de médecins qui auront obtenu leur diplôme en France, et font venir des médecins étrangers dont le diplôme est plus facile à obtenir. Depuis deux ans, les étudiants en médecine en France doivent obtenir une note de 14/20 pour passer de la sixième année à la septième année et devenir interne, c'est un concourt qu'ils appellent l'EDN, alors qu'auparavant il suffisait d'avoir 10/20 pour passer interne en médecine. Je le constate prés de' chez moi, il y a environ 1/3 de médecins africains exerçant à l'hôpital régional; un médecin français exerçant à cet hôpital expliquait à ma fille étudiante en médecine que certains médecins étrangers avaient de grosses lacunes et qu'ils n'auraient jamais obtenu leurs diplômes en France. Il y aura de moins en moine de médecins en France, et surtout dans les campagnes qui n'attirent pas les jeunes diplômés.
  12. Patricia
    Merci beaucoup pour cette belle analyse, sincère et bienveillante que je partage en tout point.
  13. Danièle
    Bonjour Vous avez oublié la Lozère ! plus qu'un désert, c'est un cimetière ... les médecines douces ne plaisent pas à tout le monde ? tant pis ! Ceux qui les pratiquent, eux, sont là pour vous écouter et agir. Il est donc logique que les "abandonnés" de la médecine officielle se tournent vers eux. En général, "ils" sont bienveillants et ont de l'empathie pour ceux qui font des kilomètres pour venir les consulter. Et, contrairement à ce que certains veulent nous faire croire la majorité n'évoluent pas dans une secte. Merci pour vous écrits.
  14. Natalia
    Bonjour Rodolphe, merci pr cet article très juste. Cependant, je voudrais apporter une rectification : mon frère habite en ile de France (91) et le desert médical y est la aussi catastrophique en médecine générale : plus de 30 cabinets démarchés par téléphone pr trouver un généraliste qui accepte de prendre un nouveau patient ! Et ce n'est que provisoire car c'est un médecin en fin de carrière qui ne travaille plus que 3j/S... Enfin, en tant que professionnelle de l'alimentation santé, j'appelle de mes vœux les plus chers ce partenariat salutaire entre médecine et thérapies naturelles depuis des années... Parfois en local, il est possible de travailler en bonne intelligence...c'est à nous en tant que patients aussi de sensibiliser nos acteurs médicaux du terrain? Belle fêtes a tous et restons confiants ?✨
  15. Yvonne
    Entièrement d'accord avec vous. J utilise de nombreuses plantes en infusion depuis de nombreuses années et je considère être en bonne santé.
  16. Patricia
    J'ai exactement la même analyse que vous Il y a un problème entres autres concernant la naturopathie Ma belle fille a étudié durant 3 années pour être naturopathe mais sur les chaînes de TV on vous expliquait qu'en qqls semaine s vous pouviez l'être Le public n'est pas assez informé sur les vrais praticiens contre les charlatans Rien ne protège ces médecines dites douces Il faudrait, au moins, que les vrais praticiens de ces médecines créent une charte ou qql chose qui les différencie Bonne journée
  17. Joelle
    J’ai beaucoup à dire , étant depuis toujours médecin ET alternative ou plutôt ds une médecine globale tellement féconde!! Aujourd’hui retraitée, je suis auto entrepreneuse, nutritionniste avec approche de terrain, je travaille en visio, et me forme surtout à partir de super médecins anglo-saxons et américains… je suis à 300% ok avec vous.w et c’est déjà ce qui dépasse en réalité.. les gens se tournent vers cette approche simple et efficace!! Merci!!!
  18. Viviane
    Bonjour, Il y a désertification médicale (importante en France), en Belgique il y a les moyens financiers qui manquent et un ministre incompétent qui fait des vagues ! Mais, tous les jours, la faune et la flore subissent les effets néfastes de la mondialisation. Le changement climatique et la démographie galopante affectent le monde entier et...tous les jours on nous abreuve de pub qui nous poussent à acheter des voitures ! Où est la logique ? Je suis désolée de ne pouvoir participer à votre mouvement car, la situation ubuesque de la Belgique est différente de la France. Ici, par opportunisme électoral, nous subissons le "politiquement correct" qui brime la liberté de parole; on tente de cacher les problèmes communautaires qui sont comme une bombe à retardement, sans oublier que nos grandes villes sont devenues, à l'instar de Chicago, des lieux où la drogue et le banditisme sont devenus rois. Je vous souhaite de réussir dans votre lutte et, je salue votre idéal pour un monde meilleur ! Bien à vous, Viviane Moreau de Boiserie
  19. Alain
    Ancien medecin homéopathe dromois, j' apprécie votre article mais vous oubliez les homéopathes grands défenseurs des médecines naturelles étiquettée, l'Ars a fermé mon cabinet de 4 généralistes le 15 11 2021 pour notre refus a participer à une expérimentation humaine de phase 3 d'une thérapie génique: 2400 patients en cours de traitement dans la rue du jour au lendemain ! Dégâts collatéraux de la mafia internationale de big pharma avec le silence assourdissant de l Ordre et de l académie de médecine ? La corruption généralisée de l information médico scientifique est une guerre anti humaine, je serais partie civile dans le prochain procès de Nuremberg.
  20. Aline
    Merci pour cet article qui résume parfaitement la situation actuelle. C’est le moment d’aller vers une médecine alternative qui prend en compte la personne dans sa globalité
  21. Danielle
    Bonjour , J'habite moi-même dans un désert médical. Je suis 100% pour les médecines alternatives, à côté de notre médecine traditionnelle. Un gros écueil en reste cependant que celles-ci ne sont pas prises en charge, et qu'elles demandent d'avoir un budget conséquent. Pour ma part, hélas je fais une croix dessus. Adieu fasciathérapie, méthode Mézières pour la kiné, etc. (heureusement il y a le Munz Floor ! ;) ). Enfin, c'est système D. Lorsque je vivais à Paris, effectivement j'avais tout sous la main, un vrai bonheur. Cordialement.
  22. Michèle
    C’est une très bonne chose que les naturopathes et autres praticiens s’installent dans les campagnes désertiques, ils redonnent du sens et humanisent la relation avec le patient par l’écoute et la bienveillance. Soyons responsables de notre santé !
  23. MARIE FRANCE
    C'est une excellente chose de voir le développement des médecines alternatives, mais elles s'adressent à une population qui a les moyens de payer des consultations non prises en charge, au coût trop élevé pour beaucoup d'entre elles.
  24. Jean Philippe
    pas vraiment d'accord avec ce que vous écrivez sur les déserts médicaux et les medecines douces. Il ya des départements en souffrance ou l'offre de soins est quasi inexistante chez les spécialistes en particulier et il n'y a pas non plus de vrais medecins homéopathes, ce sont des territoires de désolation.... je n'ai rien contre tous les auxiliaires médicaux que vous citez en exemple au contraire ils apportent peut être un soulagement pour certains, mais si vous souffrez de maladie chronique et invalidante , ce n'est pas eux qui auront la solution miracle pour vous guérir....
  25. marie-hélène
    MERCI RODOLPHE pour votre Clarté d' Esprit expliquant la situation médicale. Il EST Clair que Nous Sommes en Pleine Mutation. L' être humain EST RESPONSABLE de son corps son Temple. C' EST à lui en premier de Faire les Actions pour le maintenir en Bon Etat.
  26. yolande
    L'implantation de praticiens de médecines alternatives est une très bonne chose. Ces dernières années j'ai souvent pensé que cela arriverait . J'en suis ravie. Pour ma part je suis entièrement satisfaite lorsque j'ai recours à ce type de thérapeutes Ils m'apportent l'écoute dont j'ai besoin et m'aident à supporter les traitements allopathiques que je dois prendre à cause d'une pathologie pulmonaire chronique
  27. Lore
    Vôtre Article m’à spécialement plu. Vous avez raison, ce development du retour de valeurs naturelles pour remplir l’espace laissé par la désertification médicale est absolument positif et d’une logique saine...
  28. Laurence
    Absolument d'accord avec votre point de vue. Et un bienfait de plus dans cette approche : redevenir acteur de sa santé, au lieu de s'en remettre passivement au médecin omniscient et à ses pilules pour toute pathologie...
  29. Françoise
    Je suis médecin retraitée après avoir exercé en tant que médecin psychothérapeute libéral et responsable d'un service de soins palliatifs. J'ai aussi accompagné des sportifs de haut niveau. Très vite durant mes premières années d'étude j'ai compris que je ne saurai pas "être prescriptrice" et que ce qui me passionnait était la relation. Formée à la sophrologie,et l'algologie à la fin de mon cursus j'ai ensuite suivi des formations en analyse transactionnelle, en gestalt, en PNL, en hypnose ericksonienne etc. Arrivée à la retraite j'ai écris un livre: "Vers l'Amour Médecin" et montée une petite réunion sur ma commune "Les causeries du doc" qui ont lieu une fois par mois. J'essaie de réunir ainsi des personnes que la santé intéresse, pas la maladie et il y a donc autour de la table des naturopathes, herboristes, sophrologues, aides soignantes, infirmières et même une magnétiseuse? etc. Mon objectif est justement de calmement partager nos ressources dans notre coin de Bretagne largement déficitaire en soins. Alors je partage bien entendu votre analyse tout en constatant que les personnes ont bien du mal à s'orienter santé plutôt que maladie et que dans les médecines complémentaires comme en médecine allopathique ce qui manque c'est une véritable éducation à la santé, hors des mesures normatives et punitives. Bref une dimension de responsabilité de soi, un amour de soi pour être en santé. Je me permets de vous laisser les liens vers la présentation de mon livre et mon site. Merci pour cet article. https://lamourmedecin.jimdofree.com/ https://www.youtube.com/watch?v=bPLFkCZNtTI
  30. Thérèse
    Je suis tout à fait d'accord aves vous, pourquoi ne pas faire confiance aux différentes médecines, dans la Marne nous avons encore des médecins de campagne, 5 à 3 Km de chez moi, avec ostéopathe et kiné à côté dentiste infirmières et pédicure, mais nous sommes en Champagne, dans le vignoble, ceci explique peut être cela, nous avons de la chance moi de toute façon, je n'ai pas de gros problèmes de santé je ne prends que du Cacit D3, ce qui ne m'empêche pas de consulter à Reims un homéopathe,

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